Comment Faire Face à une Situation Difficile ?


Nous vivons tous des situations qui nous paralysent, nous « scotchent » tant la situation parait difficile et parfois même désespérée. Nous ressentons cette poussée de stress intense qui nous rend incapable de réagir et nous aspire dans un grand trou noir dont l’issue semble avoir été effacée. Le seul qui ne soit pas paralysé, c’est notre mental (encore lui ! Décidément). Lui, il galope, il tourne en rond, augmente la pression et nous maintient dans la spirale infernale des :

  • ce n’est pas possible !
  • je n’y arriverai jamais
  • trop, c’est trop, je vais exploser !
  • pourquoi moi ? Pourquoi encore et toujours…
  • mais qu’est ce que j’ai fait au bon Dieu ?

Et je stoppe ici la liste car elle peut s’allonger à l’infini !

Ce qui est sûr, c’est que le fait de rester bloqué dans ces pensées agressives comme autant de becs acérés, entraine physiquement divers maux qui maintiennent notre corps en état de choc : crispations, manque d’air, pression artérielle désordonnée, sueurs, le cœur qui cogne trop fort, vertiges, migraines etc.

Vous savez, cela me fait penser à ce film d’Alfred Hitchcock sur les oiseaux. Nous avons envie de fuir mais tout se passe à l’intérieur de nous et nous nous laissons entrainer vers une histoire « cauchemardesque ».

Seulement, l’histoire est-elle réellement cauchemardesque ?

Combien de fois avez-vous eu cette sensation de ne jamais voir le bout du tunnel ?

Combien de fois vous êtes-vous senti(e) incapable de sortir de cette histoire ?

Combien de fois avez-vous eu l’impression d’être anéanti(e), sans avenir… enfermé(e), seul(e), démuni(e)… sans réaction à part ces oiseaux de malheur qui ne cessent de tourner dans votre tête ?

Et combien de fois avez-vous « rebondi(e) » ?

Combien de fois vous en êtes-vous sorti(e) ?

Car au bout du compte, lorsque nous regardons derrière nous, nous en avons vécu des situations plus ou moins difficiles, désespérées et si j’écris, si vous me lisez, c’est que nous nous en sommes sortis ! Nous avons gagné sur l’adversité.

Nous ne pouvons nier ce fait mais c’est dommage que nous l’oubliions un peu trop vite pour ne laisser la place qu’à nos « oiseaux de malheur » !

C’est vrai aussi qu’enfin sortis d’une situation désagréable ou désespérée… nous voudrions ne plus en avoir à vivre !

Autant se mettre face à notre réalité : impossible ! Mais alors, la situation est vraiment désespérée 

Mais non, pas d’affolement : ce n’est qu’une question de point de vue et simplement ça !

Nous sommes sur terre. Nous sommes des Êtres Humains avec des caractères différents et des émotions qui débouchent sur une « foultitude de sentiments ». Nous sommes là à vivre des expériences différentes dans des contextes différents même si certains se ressemblent et chaque jour a son lot de hauts et de bas.

OK ? Rien de nouveau là-dedans.

Mais alors pourquoi continue-t-on à se « mettre la rate à l’envers » dès qu’on se sent dépassé par une situation désagréable ?

C’est simple, parce que « nos oiseaux de mauvais augures – rappelez-vous, ce sont nos pensées version film d’épouvante – » arrivent sans crier gare et nous picorent la cervelle au point de n’être plus en état de réagir !

En fait, la solution est encore plus simple ! La clé est la relativisation.

Relativiser la situation permet d’avoir un recul nécessaire pour éloigner les « oiseaux de mauvais augure », se mettre hors de leur influence et avoir ainsi la possibilité d’analyser « plus froidement » la dite situation.

*à nos pensées négatives qui ne cessent de tourner en rond, j’ajouterai aussi les personnes bien physiques qui « jouent », sans le savoir, le même rôle : elles sont toujours à broyer du noir, à vous agiter sous le nez tous les mauvais côtés d’une situation et vous tirent vers le bas… Ce sont des personnes à qui, comme pour notre mental, il faut clouer le bec !

Autrement dit, retrouver sa capacité consciente et ouvrir ainsi le champ des possibles…

Comment retrouver son autonomie, sa mobilité ?

Nous l’avons vu, notre corps, face à une situation difficile ou désespérée, est en « état de choc ».

Il devient donc urgent et impératif de commencer par se calmer et ce, par tous les moyens que chacun de nous avons à notre disposition :

  • se concentrer sur sa respiration et l’amplifier dans l’inspire et l’expire pour calmer son rythme cardiaque
  • s’éloigner de la situation,
  • s’isoler le temps de « reprendre ses esprits »,
  • chercher de l’aide,
  • parler à quelqu’un de confiance permet de « vider » tout ou partie des émotions,
  • appeler son coach, son psy…,
  • faire un sport pour vider le stress, (courir, sauter, nager…)
  • prendre un bain bien chaud pour relâcher les tensions,
  • crier, pleurer… bref, vider physiquement et mentalement tout votre stress.

[La gestion des émotions, je vous en parle tout au long de mes articles comme dans Mayday, Mayday, Mayday où j’évoque l’accouchement de notre monde et les turbulences que cela implique dans nos vies, ou cet autre sur le lâcher prise tout à fait applicable ici et bien d’autres que vous avez peut être déjà lus. Quoi ? Vous n’avez pas lu les autres ? Savez-vous que vous avez de vrais trésors là-dedans pour améliorer votre qualité de vie et faire grimper votre bonheur ? Foncez, fouinez, lisez… et commentez ;-)]

Mis à part cet aparté, c’est à chacun de nous de trouver « les trucs » qui vont nous permettre de reprendre le pouvoir sur notre corps et notre mental. Attention, nous sommes bien dans le « FAIRE » !
Pas question de se saboter en s’abrutissant dans l’alcool, devant la télé ou à courir brasser du vent, histoire de ne plus penser à cette situation. Non, nous ne réglons rien en faisant ainsi ! Nous ne faisons que repousser l’échéance de l’affronter et les « oiseaux de mauvais augure » continuent de picorer votre cerveau inconsciemment mais… inlassablement. Là, vous ouvrez la voie aux maladies, à commencer par le burn-out.

Nous sommes bien conscients de ce que nous vivons et nous regardons la situation bien en face, sans jugement ni pour soi ni pour l’autre (ou les autres). Revenus au calme, nous ne sommes plus sous l’influence de nos pensées « en V.O. catastrophe » ni de nos émotions.

Et là, nous pouvons relativiser ! Nous redevenons maitres de la situation.

Très souvent, à ce stade, nous pouvons voir qu’elle n’est pas si catastrophique que cela et qu’il Y A FORCEMENT DES SOLUTIONS.

Perso, lorsque j’arrive à ce moment, je commence souvent par observer tout autour de moi et énumérer tout ce que je vois de positif. Je deviens très attentive à mon environnement : à l’oiseau qui chante (tiens, la terre ne s’est pas arrêtée de tourner), je vais respirer mes roses, j’entends les voitures qui passent (tiens, il y a du vivant), je caresse ma minette (son ronronnement m’apaise) etc. Je pense à tous ceux que j’aime, ma famille, mes amis qui me font du bien. J’y puise la force de me battre à nouveau et l’envie de m’en sortir prend de l’ampleur et là, les solutions arrivent… différentes options que j’aime bien écrire pour en faire un tri après avoir méditer, mettre remise à l’écoute de mon âme et voir ce qui me semble le plus simple à mettre en place.

Se calmer permet de relativiser, relativiser permet d’accepter la situation et de la regarder en face.
Regarder cette situation bien en face permet de l’appréhender d’un point de vue différent.
Un point de vue différent amène des ouvertures qu’on ne pouvait pas voir dans l’état de stress où nous étions au début de l’histoire.
Nous avons alors le pouvoir de décision sur la fin de l’histoire.

En fait, il nous faut dévier notre mode de pensée afin d’être en capacité d’en adopter un autre.

Notre mode de pensée habituel est très étroit puisqu’il est complètement embrumé, noirci par nos émotions et notre mental. Adopter un regard différent éclaircit l’horizon et tout devient plus grand : on peut voir à droite et à gauche, balayer l’horizon et trouver de possibles solutions.

C’est plus simple qu’il n’y parait à mettre en place :

Lorsque nous sommes dans le feu de la situation désagréable ou désespérée, nous ne faisons qu’un avec elle, nous sommes la situation alors que c’est complètement faux ! Nous vivons une situation mais

.
Lorsque nous sommes enfin calmés et à nouveau dans notre « verticalité », nous voyons la situation qui nous touche plus ou moins mais nous en sommes à l’extérieur.
Et cela change absolument tout.
En étant à l’extérieur, nous pouvons en voir la globalité et même en tirer du positif comme l’occasion de se repositionner ou de comprendre mieux qui nous sommes au plus profond de nous. Nous pouvons libérer notre courage et poser les actes nécessaires à changer ce qui doit être changé.

Avant, nous sommes comme l’actrice du film des oiseaux.

Après, nous sommes dans la salle à regarder le film.

L’impact émotionnel s’est modifié. Nous sommes libres de rester, de partir, de revoir le scénario ou d’en modifier la fin. Ce qui est certain, c’est que nous ne sommes plus concernés de la même façon.

OK, comment procéder ?

De ce nouvel angle de vue, il devient plus aisé de lister (sur un support papier, word, excell…) une ou plusieurs solutions possibles

Ensuite, mon conseil sera de visualiser comment nous allons nous sentir en adoptant telle ou telle solution :

  • je me sens soulagé(e)
  • je suis fièr(e) de moi
  • ouf ! Enfin j’ai dépassé ce cap
  • yèèèèsssss, je vois enfin la lumière !
  • waouh, je me sens bien etc. etc.

Puis, poser les actions nécessaires à réaliser la solution choisie.

Là aussi, j’aime bien écrire les actions et les raturer lorsqu’elles sont effectuées. Ainsi, je n’encombre pas mon cerveau à toujours penser que je dois faire ceci ou cela mais que ce n’est pas encore fait !

D’abord, en faisant cela, nous prenons le risque de rappeler la horde « des oiseaux de mauvais augure » et de ressasser à nouveau… Ensuite, nous sommes sûrs de ne pas oublier et c’est aussi un bon rappel à l’ordre lorsque nous avons tendance à remettre au lendemain.

J’ai entendu parler d’un logiciel qui permet de bien s’organiser (petit clin d’œil aux bordéliques mais aussi à ceux qui gardent tout dans la tête… c’est très stressant !). Honnêtement, je ne le connais pas mais il semble à la fois ludique et efficace : il s’agit de Trello. Sa mise à jour peut se faire de votre ordi ou de votre portable ce qui fait que vous notez tout, comme ça, vous vous libérez la tête ! C’est cool, non ?

Ce qu’il faut retenir :

Tout dépend de notre regard sur l’évènement.

Rester dans l’impact négatif reçu génère automatiquement des pensées qui nous disent que c’est insurmontable, qu’on ne s’en sortira pas et c’est la CATA. !

Voir la vie comme un défi à relever.

Pour une fois, regarder la vie comme un défi à relever va venir titiller notre Ego de façon efficace ! Profitons de cette énergie d’envie de gagner pour poser nos actions.

Il y a toujours au moins une solution !

Alors, plutôt que ressasser sans cesse, focalisons-nous sur les solutions.

Enfin, nous ne sommes pas seul(e)s pour trouver nos solutions.

Plutôt que tenir à « tout prix », de s’enfermer et laisser « les oiseaux de malheur picorer notre cerveau », osons aller chercher de l’aide !

Et pardon aux oiseaux que je prends comme « image-choc » pour illustrer mes propos, ils ne sont pas en cause bien sûr et je les aime

Que cela ne vous empêche pas de partager dans les commentaires ci-dessous et si vous avez besoin, rappelez-vous que je suis là pour vous accompagner…

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