Comment Retrouver Son Enthousiasme


Les amis, connaissez-vous André Stern ? Je viens de découvrir cette belle personne en regardant une vidéo de treize minutes. Treize minutes où chaque mot prononcé a résonné au plus profond de mon cœur et mes tripes et m’inspire pour vous aider à trouver « Comment Retrouver Son Enthousiasme »

Je me suis sentie émue tellement ce témoignage est criant de vérité et vient effectivement parlé à mon enfant intérieur. Il m’a rappelé combien le mot ENTHOUSIASME peut déserter nos vies au bénéfice d’un mental tordu et tortueux parce que trop intoxiqué de nos peurs… peurs plus souvent illusoires que réelles.

Il m’a rappelé que ENTHOUSIASME vient de la racine grec ἐνθουσιασμός enthousiasmós qui signifie « inspiré par un Dieu » « dans la Joie du Divin », cet « endroit en nous » plein de vivacité, de Joie et d’Amour qui anime si naturellement les enfants en bas âge que nous avons ou que nous avons été… En regardant cette vidéo, j’ai ressenti de la Paix, plus… un apaisement d’une vérité enfin révélée alors je me suis emballée avec le désir impératif de partager avec vous l’histoire de cet enfant de 45ans.

L’enthousiasme, cet engrais qui fait fleurir l’enfance | André Stern

Alors, quel est votre ressenti ?

Comment retrouver son enthousiasme ? Avant de vous donner quelques pistes de mon cru et de mes expériences… Il m’était impossible de m’arrêter là et je me suis offert le livre qu’André Stern a écrit dont je vous livre ma synthèse :

La première chose qui m’interpelle dès le début de la lecture, c’est la somme de connaissances que l’enfant André acquiert dès ses plus jeunes années grâce à l’attention que porte ses parents sur ce qui semble passionner leur fils. Ils lui permettent ainsi d’aller au fond des choses.

Comme l’enfant est passionné, il apprend vite, assimile tout de suite et il va découvrir tout ce qu’un programme scolaire mettrait des années à lui inculquer à la force de « programmes pré établis censés susciter l’enthousiasme chez tous les enfants sans exception et au même moment ».

N’ayant pas ce genre de contrainte de « programmes organisés », tout suscite de l’intérêt chez l’enfant. Sa curiosité et sa créativité sont insatiables. Les adultes qui peuvent lui apporter moult explications sur le métier ou l’art qu’ils exercent eux aussi passionnément, ne voient pas dans ce petit Être un enfant mais un passionné et tout naturellement lui font confiance au point de lui prêter très rapidement leurs propres outils, de vrais outils (pas de représentations multicolores et déformées comme on voit dans les magasins de jouets).

Quel est l’enfant à peine adolescent qui maitrise parfaitement bien la dinanderie, l’art de la pâte de verre, la céramique, la mécanique et son outillage ? Quel est l’enfant encore bien petit qui comprend les mathématiques, l’informatique, la photographie le fonctionnement d’un électroaimant et ce ne sont là que quelques exemples… mais ce qui peut surprendre, c’est qu’il connait tout cela en détail à savoir monter et démonter l’objet de son plaisir, comprendre comment il fonctionne et l’expérimenter pour ce à quoi il sert !

L’observation, jamais contrariée par les parents, est pour lui la meilleure école ! De là, il apprend par lui-même (sans avoir besoin d’explications) comment tout ce qu’il voit fonctionne, passant d’une passion à une autre, célébrant sans le savoir tout ce que la vie pouvait lui apporter à découvrir.

Une autre chose qui m’a beaucoup parlé aussi : lorsque la famille offre quelque chose à l’enfant, il le laisse se débrouiller pour faire les assemblages, ainsi il apprend très tôt à lire un plan de montage…

Cela me parle parce qu’à Noël dernier, mon petit neveu a reçu beaucoup de cadeaux à monter : un tir aux pigeons, une magnifique caravelle etc. mais ce sont tonton et maman qui se sont AMUSES à monter tout cela, pas mon petit neveu…

Moi, çà me fait réfléchir et cela me laisse dubitative : c’est vrai qu’on ne laisse que peu d’initiative à l’enfant et par ailleurs, il a quasiment tout ce qu’il veut pendant ces fêtes de fin d’année… Comment peut-il être encore curieux de quelque chose ? Il n’est pas étonnant qu’il devienne un ado capricieux, voir arrogant qui veut tout et tout de suite ! Comment peut-il apprendre la valeur des choses ?

Comment peut-il cultiver tout ce qu’il a reçu naturellement à sa naissance : joie de vivre, curiosité, créativité, intelligence du cœur et intellectuelle…, l’observation et plus que tout la confiance en lui ?

Pour revenir à l’enfant André, la danse, la musique, la lecture le passionnent mais cela ne s’arrête pas à jouer un morceau, à bouger son corps ou apprécier un livre… non, l’enfant veut connaître l’auteur, sa vie, pourquoi il en est arrivé à faire ce qu’il fait. Son premier métier sera la musique, un concert préparé méticuleusement, il est loin encore de ses dix-huit ans.

On pourrait le prendre pour un enfant surdoué, une sorte de petit génie et peut être que ceux qui n’entendront pas son message le penseront avec conviction. Moi, j’y vois un grand respect de la part des parents visant à laisser l’enfant se développer en sécurité, en confiance et devenant ainsi capable d’exprimer naturellement tous ses talents. Un grand bouleversement pour tous ceux qui entendront le message de cet enfant, André, de 45ans.

C’est là que je vais arrêter ma synthèse pour respecter totalement toute la partie « après » du livre que je vous invite à découvrir par vous-même; dans cette partie, André a 25ans et il est très sollicité pour témoigner de sa vie avec bien sûr des questions qui reviennent comme : Pourquoi vos parents ne vous ont-il pas scolarisé ? Est-ce que les autres enfants vous ont manqué ? Les pour et les contre de la scolarisation alors que cela n’est pas du tout le sujet… Et s’il avait voulu être architecte, médecin etc. ? Et bien d’autres questions auxquelles vous trouverez sa réponse.

Pour ma part, les plus belles réponses sont celles des parents et notamment de la maman, ancienne institutrice de l’école maternelle.

André Stern a aussi écrit un super (enfin… je trouve) manifeste pour une écologie de l’enfance : Semeurs d’enthousiasme qui, en fait, nous concerne tous !

Après ce partage, voyons ensemble quelques pistes pour savoir comment retrouver votre ENTHOUSIASME.

Ce qu’il faut comprendre, c’est que nous sommes TOUS équipés de l’enthousiasme qui est la conséquence directe de la Joie, l’Amour et la Paix.

En fait, si vous devenez attentifs à être le plus possible en joie, amour et paix, vous serez plus enthousiastes que jamais !

D’accord, plus facile à dire qu’à faire et pourtant je reste convaincue que c’est beaucoup plus simple qu’il n’y parait et la bonne nouvelle, c’est que vous avez TOUS la capacité à faire revivre ce qui vous a été donné naturellement à la naissance.

Si vous êtes arrivés à ce point de lecture, c’est que vous manquez peut être d’enthousiasme, que vous vous sentez tristes et fatigués ou alors, si c’est par curiosité, alors vous êtes déjà dans l’enthousiasme !

En effet, la curiosité éveille un goût d’aventure même sur de petites choses qui « pimentent » vos sens et va induire une sorte de jeu de cache-cache… comme lorsque vous étiez enfants et qu’au bout de votre découverte, vous vous extasiez et riiez. Peu importe que la découverte ait de la valeur ou pas, qu’elle soit grosse ou petite, vous aviez alors titillez tout votre être et explorez l’inconnu. C’était génial !

Revenons à ceux qui ont perdu leur enthousiasme et se demandent comment la retrouver.

Avant d’arriver au réveil de votre curiosité, essayez de savoir à quel moment vous avez perdu votre enthousiasme : que se passait-il dans votre vie ? Quel est le deuil que vous n’avez pas fait ? Quelles sont les ficelles du passé qui vous retiennent ?

Si vous êtes déjà à un stade dépressif, faites-vous aider pour trouver ces repères. Voyez une thérapeute qui vous donnera des outils pour vous défaire de ces liens.

Si vous savez déjà tout cela et qu’il vous semble avoir travaillé sur ces libérations, qu’est-ce qui pourrait bien vous empêcher encore de vivre en paix ? Qu’est-ce qui vous perturbe au point de laisser vagabonder votre mental dans tout ce qu’il a de pensées tortueuses et négatives ?

Revoyez vos objectifs le plus clairement possible de façon à y croire.

Si vous n’y croyez pas ou qu’un doute subsiste à leur réalisation, revoyez les par paliers, plus faciles à réaliser. Mettez vos objectifs à la hauteur de ce que vous vous sentez capables de mettre en action rapidement avec FOI.

Dans « Les 7 Secrets pour Guérir de Tes Blessures« , je mets en avant la nécessité d’Être VOUS-MÊMES.

Il n’est pas question de continuer à envier l’autre ou à vouloir coller à l’image que la société ou vos parents attendent de vous. Vous devez être vous-mêmes. « Rentrer dans un moule » vous rend prisonniers alors il est temps de libérer ce que vous portez au fond de vous et pour cela, vous pouvez faire confiance à votre intuition.

Bien sûr que vous prendrez alors le risque de déboussoler vos proches et vos collègues. Oui, vous prendrez le risque de déplaire, de blesser… pourtant, vous faites beaucoup plus de dégâts en niant votre vraie personnalité car vous vivez dans l’apparence, le mensonge, VOTRE RENIEMENT et dans ce cas, impossible d’être en Amour et en Joie.

Pire, en croyant protéger l’autre, vous lui faites jouer un jeu identique et c’est l’incompréhension qui s’installe. L’étape suivante sont les coups de gueules ponctués de silence parce que vous êtes mal dans votre peau. Il devient normal d’être dans la révolte. Tout devient pesant. Les plaisirs se font rares.

Voyez qui vous étiez enfants. Retrouvez vos traits de caractère d’alors. Que disait-on de vous ? C’est vous, c’est votre personnalité et ce qui est génial, c’est qu’elle est toujours là. Tapie au fond de vous mais prête à revivre ! Cela ne tient qu’à vous !

Ayez le bon comportement !

Au lieu de réagir comme les adultes que vous êtes aujourd’hui, prenez quelques secondes pour vous mettre dans la peau de l’enfant que vous étiez et agissez comme il aurait aimé le faire. C’est tout bonus puisque vous aurez les capacités physiques pour le réaliser.

Jouer « à faire comme si… » Si j’étais enthousiaste, je serais… ou je ferais… puis agissez !

Chouette, n’est-ce-pas ? Vous allez bien vous amuser. Ne vous préoccupez pas si votre entourage ne comprend plus rien ou s’étonne…

Dites-lui simplement que vous aviez oublié combien la vie est belle et combien elle peut être amusante. Vous verrez, vous deviendrez vite contagieux ! D’ailleurs, en toute confidence, ils n’attendent que ça sans le savoir : la vie est tellement dure avec ses tas de préoccupations…

Nous avons tous envie de rire, d’être insouciants, de chanter, de danser… regardez ces bons moments où vous vous sentez bien, où vous venez de vous payer une bonne tartine de fous rire, de voir un bon film, de vous balader sans but précis dans la nature ou d’avoir fait une partie de foot avec vos enfants etc., vous voudriez que ces moments-là se prolongent et ce qui est super-extra-génial, c’est que vous avez ce pouvoir ! Nous vivons tous des évènements perturbateurs mais c’est à nous de décider comment réagir face à eux.

Comment regarder un évènement désagréable, plus ou douloureux de notre vie ?

Revoyez votre enfant : il vient de vivre quelque chose qui le fait pleurer, comment réagit-il ? Il va chercher qui va le consoler, lui procurer tendresse et réconfort. Il n’a pas cela autour de lui ? Alors, il va chercher son « doudou » ou tétiner son pouce… Bref, il va trouver le moyen de se dorloter. Son gros chagrin calmé, que fait-il ?

A l’inverse de l’adulte qui va en parler autour de lui, et en reparler à qui veut bien l’entendre combien c’était difficile, combien c’était catastrophique, combien il a souffert, combien… combien… oh combien… jusqu’à remettre tellement de couches négatives qu’il finit par s’y ENFERMER. D’un évènement si difficile soit-il à vivre, il en fait un scénario « catastrophe mondiale » jusqu’à ne même plus entendre les difficultés ou les besoins des autres car Lui, vous comprenez Lui, c’était bien plus dur que vous… C’est ainsi que vous partez dans une démesure (bien au-delà de la réalité) qui vous englue de négativité.

Notre enfant, lui, va trouver tout à coup que le papillon qui vient de s’envoler devant lui vaut la peine d’éclater de rire ou que son jouet favori lui permet d’oublier son petit malheur… Si on lui demande s’il a eu mal ou s’il était malheureux, il va dire oui et repartir bien vite à son occupation autrement plus intéressante !

L’enfant vit beaucoup plus la Joie, la Bonne Humeur, la Paix et donc l’ENTHOUSIASME.

S’il venait de se brûler en mettant la main sur la porte du four, passé son gros chagrin, il sait qu’il ne doit plus mettre la main sur la porte du four. POINT A LA LIGNE. C’est tout ! Si mamy lui demande ce qu’il sait fait au doigt, il va dire « chaud mamy » en montrant la porte du four et c’est tout.

Par contre, si les parents projettent leur propre peur de « la catastrophe évitée de justesse » et réagissent avec colère ou à grands renforts de réprimandes et conseils ou de « je te l’avais bien dit »… alors cet évènement où, au final, il ne s’est rien passé de grave, peut devenir un évènement traumatisant pour l’enfant qui perd confiance dans ses propres capacités à ressentir et trouver ses solutions.

Qu’attendez-vous, les amis, pour en faire autant ? Faites d’un évènement difficile une OPPORTUNITÉ plutôt qu’une catastrophe. Relativisez, vivez vos émotions de peine, de colère et repartez vite vers votre « jouet préféré », votre « doudou », celui qui va vous remettre en Joie.

Je vous en parle souvent : REBONDISSEZ !

Vous avez tous la capacité à rebondir. Facile à vérifier, il vous suffit de jeter un petit coup d’œil à votre passé, de repérer un évènement qui a semblé vous mettre KO et constater où vous en êtes aujourd’hui ! Vous avez su rebondir et si vous êtes honnêtes envers vous-mêmes, vous avez appris des choses au cours de cette aventure donc vous avez bel et bien la capacité à traverser les épreuves de votre vie.

Plus d’inquiétude, vous savez maintenant que selon comment vous allez regarder l’évènement, vous influencerez le résultat et aurez le choix entre vous a-p-p-e-s-a-n-t-i-r sur ce qui vous fait mal ou mettre en avant votre plaisir de vivre . Que ferait votre enfant intérieur ?

Un autre point capital pour se connecter à notre enfant intérieur et retrouver son enthousiasme, c’est de se donner un temps de SILENCE

Régulièrement et je dirais au moins une fois par jour (c’est vraiment un minimum), fermez la télé, coupez vos téléphones, vos ordinateurs… éloignez-vous du bruit et de l’agitation de notre civilisation actuelle. Ayez un endroit où vous pouvez représenter les éléments de la nature comme une pierre, une plante, un cristal, l’eau, le feu… même pas de musique si belle soit-elle, simplement ACCUEILLEZ LE SILENCE.

C’est dans le silence que tout finit par s’apaiser, se calmer.

Touchez les éléments de la nature, allongez-vous, écoutez votre respiration et laissez passer vos pensées pêle-mêle : ne vous y attardez pas, imaginez-les s’envoler comme les nuages qui ne font que passer dans le ciel. Voyez quel est l’élément qui vous fait apaise le plus et ce ne sera pas forcément le même à chaque fois, écoutez bien celui qui est le mieux en l’instant. Si c’est la flamme de la bougie, plongez dans sa danse, ce qu’elle dégage sans chercher à analyser quoi que ce soit (surtout pas !). Simplement, devenez cette flamme qui se meut doucement, réchauffe, ramène la vie et vous emmène en voyage au fond de vous-même.

Dans la mesure du possible, n’essayez pas de « contrôler » le temps… certains jours, cinq minutes suffiront, d’autres il vous faudra plus longtemps mais vous aurez tout à gagner en retrouvant votre enthousiasme !

Bien sûr, vous pouvez allez vous allonger directement en pleine nature, à même le sol et écouter les bruits environnants (à condition que ce soit dans un endroit éloigné de l’agitation humaine…).

Mon conseil en plus :

Je vous parlais du « doudou », décidez d’un symbole et gardez-le sur vous afin de le toucher lorsque vous en aurez besoin.

Par exemple, un cristal ou une pierre.

Lors de vos périodes « silence », mettez-le parmi vos autres éléments de la nature pour qu’il se recharge puis portez-le en collier, porte-clé ou tout simplement au fond d’une poche. Lorsque vous aurez besoin de calmer vos pensées et émotions négatives, prenez-le dans votre main, caressez-le, rechargez le silence et la paix qu’il symbolise à la manière de l’enfant et de son doudou. Cela vous fera du bien. Plus vous le ferez, plus vous en ressentirez les bienfaits.

Et puis, lorsqu’une situation vous touche et vous empoisonne la vie, RIEZ, CHANTEZ, DANSEZ !

Prenez votre colère, votre tristesse, chantez dessus, et faites évoluer ce chant vers un rythme plus gai, plus rythmé, plus vivant.

Les amérindiens, les noirs chantaient et dansaient pour traverser leurs épreuves et Dieu sait combien ils en ont subies !

Leurs chansons racontent leurs périodes les plus sombres mais écoutez bien leurs chants :

Ils sont scandés, faits d’espoirs et remplis d’ALLELUIA pour le jour qui se lève, pour le soleil qui se couche, pour le simple fait d’être VIVANT !

Les amis, remerciez, chantez, dansez, voyez comme vos « grands malheurs » sont bien petits par rapport à d’autres atrocités de notre monde, relativisez, aimez, partagez dans les commentaires comment vous laissez… S’EXPRIMER VOTRE ENFANT INTÉRIEUR.

 

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