Condamnée pour Avoir Aimé sur France 2

France 2-amoureuses-hommes-maries-ca commence aujourd'hui-ambition-et-reussite
Par Chantal dans Amour | 4 commentaires

Janvier 2018 – traditionnellement, le temps des bilans et des décisions…

Je fais le bilan de mon expérience la plus forte vécue en 2017 où je suis condamnée pour avoir aimé.

Début de l’histoire

Une journaliste prend contact suite à la parution de mon article sur « Amour Cadenassé et Femme de l’Ombre« .

L’article lui a plu et correspond complètement au projet de la chaîne télévisée France2 pour son émission « ça commence aujourd’hui« .

Accepter de témoigner à visage découvert pour parler d’un sujet tabou n’est pas une chose facile.

Contrairement à ce que disent les langues acérées, ce n’est pas tant de « se montrer à la télé » que de témoigner d’un vécu douloureux.

D’après certains commentaires, il faudrait mieux rester « dans l’ombre, avoir honte et se cacher…  »

Bref, ne rien dire !

Et pourtant, que ce soit dans ce domaine ou quelque autre… il est facile de constater tous les dégâts collatéraux qu’engendrent les « secrets de famille » ou ces fameux « non-dits » !

Alors, je me dis que mon expérience peut aider les femmes et les hommes à comprendre tous les enjeux du « triangle amoureux » qui fait de chacun des protagonistes, des perdants.

Je passe donc des heures au téléphone à revoir mon passé et répondre aux multiples questions de la journaliste.

Revivre son passé

Je n’ose pas imaginer ce que cela peut faire à une femme qui n’a pas fait de travail personnel pour dépasser ce genre d’histoire !

En effet, bien qu’ayant travaillé sur le fait de ME pardonner de m’être fourrée dans ce genre de situation, cela remue « les tripes » que de revivre son passé.

D’autant que, dans mon cas, je suis toujours en lien avec les deux hommes que j’ai le plus aimé.

Pour faire une heure d’émission, la journaliste m’a interviewée bien au-delà de l’histoire telle qu’elle est diffusée sur YouTube.

France2-amoureuses-homme-marié-ça commence aujourd'hui-journaliste-ambition-et-reussite.com   Selfie avec Chemsi, journaliste

Son travail consiste à avoir un maximum de détails pour en faire une synthèse intéressante à présenter.

Nous avons donc remonter le temps sur ma vie amoureuse en générale, celle de mes parents, de mon frère etc.

Une façon de mieux cerner qui je suis et pourquoi je suis tombée amoureuse d’hommes mariés.

L’amour a ses raisons que la raison ignore

Cette citation bien connue de Blaise Pascal prend tout son sens ici.

Lorsque l’amour fait battre notre cœur, il nous rend sourd à toutes raisons…

L’amour n’est pas raisonnable, IL EST, c’est tout.

Faut-il pour autant être condamnée ?

Peut-être par tous ceux qui n’ont pas assez aimé ou se veulent moralisateurs au nom de je ne sais quelle religion…

Toujours est-il que j’ai accepté de témoigner pour au moins trois raisons.

Pourquoi j’ai témoigné

La première des raisons était UNE RÉPARATION DU PASSÉ

En effet, pour que l’émission puisse avoir lieue, il fallait que la journaliste obtienne l’accord des deux hommes dont j’allais parler.

Comme je l’ai évoqué, il m’a fallu des années pour me réparer et me pardonner.

Étant toujours en relation amicale avec ces hommes, j’ai décidé de les prévenir de mon intention de témoigner et du besoin juridique qu’avait l’émission d’obtenir leur accord.

Même si les prénoms sont changés, qu’aucune date précise n’est donnée et que certaines informations sont coupées afin de respecter l’anonymat, ce n’était pas facile pour eux.

Pourtant, sans hésiter, ils m’ont donné leur accord.

Pour moi, il devenait évident que j’avais quand même compté dans leurs vies.

C’était un accord de respect pour nos histoires et nos sentiments.

Car même si, pour la deuxième, il est plus question de plaisir, il s’agit bien d’une histoire d’amour pour la première et de sentiments pour les deux…

La deuxième raison était UN APPEL A LA COMPRÉHENSION

France 2 souhaitait tourner sur ce sujet tabou pour montrer qu’être la maitresse n’est pas aussi rose qu’on veut bien le croire… et ce… sans jugement (alors là, flop total semble-t-il)

Que croient donc toutes ces femmes qui se déchainent dans les commentaires ?

Je n’ai pas eu besoin d’elles pour être condamnée.

J’ai été ma première juge !

Non pas d’avoir aimé, mais d’avoir été assez « conne » pour croire à un avenir possible.

Certaines me traitent de « salope » et de « garce » parce que j’ai accepté une relation sachant que l’homme était marié.

Je trouve cela très réducteur !

Et elles n’ont pas dû bien comprendre le message.

En effet, si j’ai accepté la relation, c’est que leur couple battait sérieusement de l’aile.

J’avais l’espoir de former un couple et d’avoir des enfants…

L’un avait déjà quitté sa femme une fois.

Le fait qu’il vive loin d’elle les trois quart du temps pour raison professionnelle, ne faisait que retarder l’échéance finale du divorce.

L’autre était malheureux et l’a quittée pour que nous vivions ensemble.

Donc, tout était possible.

C’est ce possible qui a fait la différence et, encore une fois, le cœur a ses raisons que la raison ignore.

Je n’ai pas sciemment pris la décision de briser un ménage (il l’était déjà), et puis il y avait l’évidence du cœur.

Un tumulte de sentiments : une attirance et une envie bien réelles, irrésistibles et… complètement déraisonnables, je vous l’accorde.

N’en déplaise à ceux et celles qui ne l’ont jamais vécu mais je comprends qu’ils puissent juger et condamner.

OK, cela n’excuse en rien les codes de déontologie, les croyances qu’on « aime jusqu’à ce que la mort nous sépare »…

Mais que celui qui n’a jamais fait de tort à autrui me jette la première pierre…

Et je ne crois pas qu’un homme amoureux fou de sa femme pense à avoir une maitresse. (Et vice et versa)

Après, qu’au fil du temps, la vie sexuelle du couple s’émousse et que l’homme, comme la femme, cherche à réveiller sa libido ailleurs…

Mais là, c’est un tout autre débat.

La troisième raison, vivre l’expérience

Cela peut paraitre idiot, mais ce n’est pas tous les jours qu’on a l’opportunité de témoigner sur un plateau de télévision.

Je pense que dans la vie, rien n’est un hasard et que tout est une opportunité.

Aujourd’hui, je suis en paix avec ces histoires.

Et puis, je n’ai rien à cacher. 

Dans ma vie, j’ai fait des conneries, j’ai un parcours atypique, j’ai eu beaucoup d’embûches mais je ne regrette rien.

C’est ce qui a contribué à faire de moi une experte dans l’accompagnement au service de l’individu et de l’entreprise.

Alors, pourquoi ne pas vivre cette expérience ? France 2 me parait être une chaine sérieuse.

J’ai beaucoup aimé la relation avec la journaliste (en fait, les deux que j’ai pu avoir en ligne).

C’était aussi le résultat de mon travail de blogueuse puisque c’est grâce à l’un de mes articles qu’on me sollicitait.

Et ce fut une belle aventure !

Pour ceux qui ont visionné l’émission, vous avez vu ce magnifique décor, les invités installées dans un salon et le public.

Nous approchons des fêtes de fin d’année, le décor reprend les standards de Noël.

Faustine Bollaert présente et dirige l’émission.

A ses côtés, Florence Escaravage, expert du conseil amoureux.

Et dans le public, Jean-Philippe Doux, animateur qui fait le lien avec les téléspectateurs.

Mais que se passe-t-il derrière ce beau décor ?

Une fois les accords obtenus des participants (présents ou non) et de France 2 sur les interviews, je devais me tenir prête pour monter à Paris.

Les studios d’enregistrement sont à la Plaine Saint Denis et tout le monde peut y participer comme public.

Vous gagnez même des « points » et des places de spectacle.

Moi, je pensais que le public était choisi en fonction du thème mais pas du tout.

Il y a même des gens qui viennent chaque après-midi assister aux enregistrements !

Un passe-temps comme un autre…

Déjà, l’émission est enregistrée en direct mais n’est pas diffusée le même jour.

L’émission est visionnée et coupée pour les besoins du thème bien sûr et aussi pour être parfait du point de vue juridique.

L’enregistrement dure donc environ 1h20 à 1h30 pour ne diffuser qu’une heure soit de 13h55 à 14h55 tous les jours du lundi au vendredi.

Cela peut expliquer, en partie, une moins bonne appréhension de l’histoire pour les commentateurs mais n’excuse en rien la violence de leurs propos.

Heureusement que sur le plateau, le non-jugement, la convivialité et l’empathie permettent à chacun de se sentir à l’aise !

Mais revenons à ce mardi 21 novembre 2017,

Jour J de l’enregistrement

Un chauffeur vient me chercher à la gare (j’ai reçu les billets par E-message quelques jours avant)

En fait, j’apprendrai qu’il y a 4 à 5 enregistrements de fait par jour, donc, ce n’est pas facile de planifier les thèmes et souvent, c’est au dernier moment que cela se décide.

Il faut aussi, bien sûr, que toutes les personnes devant être présentes sur le plateau soit libres ! En fait, c’est un petit casse-tête chinois.

Le chauffeur me conduit aux studios où je suis accueillie par la journaliste.

J’ai une loge réservée à mon nom.

ça commence aujourd'hui- France 2-amoureuse-homme-marie-loge-studio-ambition-et-reussite

crédit photo mon Iphone !

Là, je fais un débriefing avec la journaliste pour savoir comment ça se passe sur le plateau.

J’apprends que Faustine commencera par ma première histoire.

Nous revoyons le scénario des questions sachant que Faustine peut tout à fait, selon mes réponses « à chaud », les modifier mais cela a le mérite de suivre une trame sans s’égarer.

La journaliste me précise les prénoms à utiliser et les points qui ne seront pas évoqués afin de préserver la vie d’autrui.

Puis, on m’accompagne pour être coiffée et maquillée.

Côté vestimentaire, les consignes étaient sans rayures, pas de blanc, plutôt de l’uni.

L’ambiance est très agréable.

Tout le monde est gentil et accueillant.

J’ai quand même un peu d’appréhension à savoir si tout va bien se passer.

Tout est fait pour que je me sente à l’aise et que la tension redescende.

En tant qu’ancienne esthéticienne, j’ai beaucoup aimé voir œuvrer les maquilleurs.

France 2-amoureuse-homme-marie-ca commence aujourd'hui-maquilleur-ambition-et-reussite Selfie avec mon maquilleur, il est mignon, n’est-ce-pas ?!

Un maquillage pour être sur un plateau face à des projecteurs demande de beaucoup travailler la lumière tout en restant naturel.

Et je suis raccompagnée à ma loge en attendant qu’on vienne me chercher pour aller sur le plateau.

Une fourmilière en action !

C’est derrière le décor que je fais la connaissance des autres invitées du plateau.

Nous n’avons pas trop le temps de converser car l’ingénieur du son s’occupe de nous poser les micros.

Il doit faire attention à nos bijoux pour qu’il n’y ait pas de bruit parasite… scotche le micro sur notre vêtement (ou notre peau) pour qu’il ne bouge pas etc.

Tout autour de nous, ça « grouille » de monde :

Les preneurs de sons, caméramans, scripteurs, réalisateur, les opérateurs (prompteurs, synthé, magnéto, vision…)

Ce petit monde s’agite autour des projecteurs, enceintes, micros et les fils courent partout… c’est une vraie fourmilière.

Puis Faustine arrive et après quelques réglages auprès des techniciens, elle vient à notre rencontre.

Très agréable, elle nous met tout de suite à l’aise :

– Nous sommes de bonnes copines qui discutons autour d’un thé (bon, y’a pas le thé…)

Surtout, ne vous inquiétez pas si vous bafouillez.

Cela m’arrive aussi.

Reprenez et continuez la conversation, cela sera coupé au montage.

Elle prend le temps de parler avec chacune de nous et je vois qu’elle connait très bien nos fiches.

Entre-temps, le public est rentré et s’est installé sur les gradins.

Nous sommes accompagnées sur le plateau et placées selon un certain angle de vue.

On nous dit comment nous tenir pour rester bien visibles à la caméra.

Nos maquilleurs viennent pour une dernière retouche sur le plateau.

Puis le fameux « Silence, on tourne » !

Après l’enregistrement

Nous devisons un petit moment avec Faustine et Florence.

Nous serons averties de la date de diffusion.

La journaliste est contente de « ma prestation » et un chauffeur m’attend pour reprendre le chemin du retour.

L’émission est diffusée le 14 décembre 2017.

Sans attendre quoi que ce soit et pas forcément d’être comprise, je ne m’attendais pas à la virulence des propos tenus dans les commentaires.

On entend de plus en plus parler de propos violents et certaines personnes témoignent du harcèlement qu’elles subissent sur les réseaux sociaux.

C’est incroyable comment l’écran permet le déferlement de toutes les violences, frustrations et colères que certaines personnes n’oseraient jamais exprimer en face à face.

Il devient une sorte de permission à tous débordements.

Mais il ne protège pas des propos reçus. Ils blessent et condamnent gratuitement. 

Comment s’étonner après qu’il y ait la guerre dans le monde ?

Voilà comment je suis condamnée pour avoir aimé.

Je remercie le ciel d’être en paix avec moi-même car si certains propos sont blessants, je ne jugerai pas ces femmes et ces hommes.

En majorité d’ailleurs, il s’agit de femmes.

Des femmes qui n’ont certainement pas réglées leurs blessures amoureuses :

  • Soit à cause d’un parent qui a quitté sa famille
  • Parce qu’elles n’ont pas su retenir l’homme qu’elles aimaient
  • Il est possible aussi qu’il y en ait qui soit encore dans un monde de « bisounours » 
  • Ou alors, elles n’ont jamais aimé

Les commentaires qui reviennent le plus souvent

Je ne relèverai pas les insultes : on ne peut comprendre une situation que lorsqu’on l’a vécue.

Et je défis quiconque de m’assurer que jamais cela ne lui arrivera !

Ce qui est surtout retenu dans ces propos, c’est la tromperie.

N’en déplaise à ces femmes, dans cette émission, il a été question d’amour.

Peut-on condamner l’AMOUR ?

Comme je l’ai dit en fin d’émission, dans le triangle amoureux, personne n’est gagnant mais tout le monde a sa part de responsabilité.

Cela me rappelle cet article merveilleux écrit par Anthony, conseiller conjugal,  sur deux textes de chansons qui ont marqués ma vie.

Je lui avais demandé de me dire ce qu’il en pensait.

Tout est résumé sur le final de cet article dont voici un extrait :

 » … qu’en amour il n’y a ni « victimes » ni « coupables » , seulement des cœurs qui souffrent aussi fort qu’ils ont vibré et peuvent se retenir mutuellement prisonniers à moins de :

  • lâcher prise
  • assumer la responsabilité de ses émotions
  • se souvenir que l’amour n’est pas la cause de notre bonheur ou notre souffrance,

mais un projecteur conçu pour mettre en lumière nos trésors les plus précieux… comme nos blessures les plus profondes. »

Un commentaire dit qu’on ne construit pas son bonheur sur le malheur des autres

Trop facile de juger ainsi.

Espérer vivre cet amour alors que l’autre n’est plus heureux en ménage les condamnent-ils tous deux à ne jamais aimer à nouveau ?

Dans la vie, rien n’est blanc ou noir.

Je ne suis pas une « briseuse de ménage » comme d’autres le disent. Le ménage était déjà brisé.

D’ailleurs, ceux qui s’aiment sont là pour en témoigner : on ne brise pas un ménage qui est solide.

Plusieurs commentaires se demandent pourquoi aller chercher un homme marié alors qu’il existe des milliers de célibataires

Déjà, pour la plupart des femmes, nous n’allons pas « chercher » un homme marié !

Nous rencontrons quelqu’un et le cœur bat plus fort…

C’est vrai, dès lors qu’on apprend qu’il est marié – bien ou mal – la raison voudrait que nous cessions la relation.

Encore une fois, la complexité de l’être humain fait que l’amour prend le relais.

Et le raisonnable, même s’il devient déraisonnable, n’a plus aucun sens SURTOUT lorsque le couple est en fin de son histoire… car l’espoir de vivre cet amour devient tout à fait réalisable.

En ce qui me concerne, lorsque j’ai compris que divorcé ou pas, ces hommes ne seraient pas mes compagnons de vie, j’ai cessé la relation.

Mais c’est vrai, il m’aura fallu du temps, des années car l’amour ne se tue pas en un jour !

Ce sont les espoirs déçus, les mensonges, les non-dits qui tuent la confiance et le manque de confiance détruit à petits feux les sentiments.

Pour tous ceux qui l’ont vécu, nous le savons, ça fait mal… très mal

Pour s’en guérir, retrouver la confiance en SOI et se pardonner de s’être fait autant de mal, il faut quelques mois, années de travail personnel.

Mais… les célibataires alors ?

Quant au fait qu’il y a soi-disant des milliers de célibataires… il n’y a vraiment que les femmes mariées ou accompagnées pour le penser !

Et ces femmes ont oubliées une toute petite chose :

Les hommes sont plus nombreux que les femmes (En France, l’Insee établit la population des hommes à 32.126.316 et celle des femmes à 34.191.678) et l’écart se creuse avec l’âge.

Ces messieurs meurent plus vite que la gente féminine.

Selon certaines statistiques (Insee, agences matrimoniales etc.), il y aurait en moyenne 3 hommes pour 1 femme.

Il ne faut pas être sorcier pour le constater :

Dans tous les clubs, chorales, associations etc. les femmes sont en majorité !

Après l’émission, nous en avons parlé avec Florence et pour elle, ils sont sur les clubs de rencontre.

Pourtant, là aussi, il y a un sacré tri à faire !

Certains sont accompagnés mais n’hésitent pas à se dire célibataires et vivant seuls.

Beaucoup sont à la recherche d’une relation sexuelle pas d’une relation durable…

Je ne souhaite pas à ces femmes de se retrouver seules avec l’envie de vivre à deux !

Maintenant, je reconnais bien volontiers mon manque de savoir-faire en la matière !

Ah ah, je suis encore de la génération où j’attends (certainement bêtement) que l’homme fasse le premier pas…

Je suis aussi consciente que mes déboires amoureux m’ont laissé bien « gauche » face à un homme qui me plait.

Une multitude de commentaires traitent de garces les femmes qui sortent avec un homme marié.

Si je reviens 40ans en arrière, qu’est-ce-que j’aurai aimé être une garce !

Au plus profond de mon désespoir, j’aurai aimé agir comme telle :

  • Aller dire à sa femme que j’étais celle qu’il aimait
  • Qu’il ne revenait que pour son enfant
  • J’aurai voulu aller faire un scandale à son travail
  • Dire à sa famille comment il avait agi en quittant l’appart. sans un mot
  • Le gifler encore et encore pour qu’il se réveille
  • Ne plus entendre qu’il m’aimait et se sentait torturé d’avoir pris cette décision
  • Que c’était un salaud, un irresponsable… oui, tout cela m’a traversé l’esprit.

Mais voilà, je ne suis pas une garce.

Je ne sais pas faire.

J’ai subi (à l’époque) mon sort, enfermée dans ma coquille après une tentative de suicide et un avortement.

Tiens, dans les commentaires, je n’ai pas rencontré de femmes moralistes m’accusant d’avoir avorté… ?

Pourtant, à l’époque, je peux vous dire que le personnel de l’hôpital n’était pas tendre.

Nous étions aux premiers avortements autorisés et cela s’est très mal passé.

Peut être que certaines personnes se réjouiront de ce drame ?

Cette partie a été coupée lors de la diffusion… surtout en ce qui concerne le suicide…

Et l’avortement était un autre débat mais tout cela fait partie de mon histoire, malheureusement.

Si j’étais une garce, je ferai « chanter » l’homme de ma deuxième histoire.

Ce serait facile (enfin, je crois) de lui dire que je déballe tout à sa femme… Mais je ne suis pas une garce.

Simplement, voyant qu’il ne pouvait me donner ce que je souhaitais, j’ai décidé de mettre un terme à cette relation « réchauffée du passé ».

Je dis « réchauffée » car je l’ai connu il y a une trentaine d’années et qu’il m’a retrouvée…

La grande question est :

Si je n’étais qu’un « sextoy » pour lui, pourquoi me recontacter toutes ces années passées ?

C’est ce que disent certaines femmes dans les commentaires : la maitresse ne serait qu’un objet de sexe.

Dans ce cas, l’homme peut s’offrir les services d’une prostituée.

Il doit certainement rechercher le sexe, nous sommes d’accord là-dessus mais avec autre chose en plus.

« Un semblant de relation ? »

J’aimerai bien qu’un homme réponde sur cette question mais en toute honnêteté !

Ceci dit, pour revenir à cet homme, notre définition de « passer de bons moments ensemble » est différente et aujourd’hui, je ne subis plus ! 

Comme je le dis souvent, j’ai passé l’âge de m’emmerder la vie ! (sourire)

C’est vrai, il y a eu des moments où j’aurai aimé être une garce comme le chantait si bien Marie-Paule Belle ! (dommage, il n’y a plus la vidéo… en voici un extrait…)

Mais j’ai plutôt toujours été la bonne copine… C’est une chanson que je me repassais en boucle à l’époque.

Les vrais victimes sont les femmes mariées clament d’autres femmes !

Tout le problème de ces commentaires acides vient de là :

L’être humain veut absolument un coupable, un méchant et un bon…

Mais, encore une fois, la complexité des sentiments déforme la réalité et rend les choses beaucoup plus difficiles à vivre.

Une personne n’est pas « toute bonne » ou « toute mauvaise », nous sommes TOUS un mélange des deux selon les circonstances.

Pour cela, comment peut-on juger et condamner ?

Que règle-t-on vraiment en agissant ainsi ?

Le sort de l’accusé(e) ou une partie de soi qu’on n’a pas pardonnée ?

Pour avoir accompagné des couples, aidé des maitresses, des amants, des célibataires et même des prostituées…

Je sais que les choses de l’amour feront couler encore beaucoup d’encre !

Elles provoqueront encore et toujours beaucoup de débats tant elles viennent titiller ce que nous portons au plus profond de nous.

A chaque fois que j’ai accompagné une femme mariée « découvrant » l’infidélité de son mari (et c’est valable aussi pour l’homme « trompé »), il y a toujours eu ce moment où j’entendais :

JE LE SAVAIS !

Seulement, il est plus facile de « fermer les yeux »…. Pourquoi ?

Tant que la personne fait « comme si… » tout va bien, elle peut continuer sa vie et rester dans sa zone de confort.

Ouvrir les yeux, c’est faire voler en éclats sa vie et la famille.

C’est faire face à l’inconnu :

  • Que va-t-il se passer après ?
  • Va-t-on pouvoir dépasser cette épreuve et continuer ensemble ?
  • Allons-nous nous quitter ?
  • Que vais-je devenir ?
  • Il va falloir que je (re)travaille ?

Accepter d’ouvrir les yeux, c’est soulever des questions de patrimoine, de partages, de gestion des enfants etc.

C’est aussi SE REMETTRE EN QUESTION

  • En devenant mère, ai-je oublié d’être femme ?
  • Ai-je négligé ma femme au profit de ma carrière ?
  • Quand est-ce que j’ai arrêté de séduire l’autre ?

D’autres commentaires condamnent l’homme…

Celui (ou celle) qui est « infidèle » est condamné.

Là aussi, je ne crois pas que ce soit aussi simple.

Je n’ai jamais rencontré, lors de mes entretiens en relation d’aide, une personne heureuse d’être infidèle.

Tout comme ces femmes qui jugent, j’ai traité l’homme de salaud et de bien d’autres « noms d’oiseaux »…

Je les crois plus irresponsables pour certains et lâches pour beaucoup !

En fait, ils sont aussi partagés entre garder leur zone de confort et oser tout remettre en question.

Leur idéal, pour beaucoup, serait de garder l’épouse à la maison et la maitresse pour les plaisirs…

SANS POUR AUTANT EN ÊTRE HEUREUX !

Et c’est vrai qu’ils se font ainsi une vie de mensonges, vivant dans la peur d’être « découverts ».

Mais les mêmes questions existentielles reviennent au cas où « la cellule familiale construite » volerait en éclats.

Et la maitresse, condamnée pour avoir aimé, qu’en fait-on ?

Au vu de la majorité des commentaires, je me dis qu’au moyen-âge, j’aurai fini sur le bûcher !

Je m’y suis mise toute seule sur le bûcher et j’ai payé le prix fort pour avoir aimé.

En ce qui concerne ma deuxième histoire, c’est moi que j’ai condamné pour avoir été assez conne de croire encore à ses belles paroles.

Pourtant, j’ai non seulement de l’expérience mais j’ai aidé efficacement des centaines de personnes au cours de ma carrière.

C’est bien pour ça que j’ai appris qu’il ne faut jamais juger car personne n’est à l’abri de tomber là où, jamais elle (ou il) n’aurait voulu aller.

Surtout en ce qui concerne les affaires de cœur !

Rappelez-vous que le cœur a ses raisons que la raison ignore !

J’ai été très en colère contre moi d’être à nouveau tombée dans ce piège et c’est à moi que j’en ai voulu le plus.

C’est ce qui m’a donné la force de pousser l’autre dans ses retranchements et de démasquer sa lâcheté.

Je lui ai dit ses « quatre vérités » et j’ai stoppé cette relation car oui, mesdames, vous avez raison !

Aimer un homme marié, c’est une relation toxique.

Pour s’en défaire, il faut le courage de taire ses sentiments et d’oser, là aussi, tout remettre en question, à commencer par SOI.

Et je mettrai un bémol quant à ma première histoire, celle qui fut certainement la plus douloureuse.

Mais pour qui les sentiments sont et resteront forts.

Ce qui a été coupé au tournage

Ma première histoire a été beaucoup plus difficile à gérer car ma famille est restée en très bons termes avec cet homme au point de devenir de proches amis.

Inutile de les condamner, je l’ai fait il y a bien longtemps.

En effet, je me suis éloignée d’eux et je leur en ai voulu car je me sentais exclue.

Je perdais non seulement un amour mais une famille et une bande d’amis.

Et puis, j’avais mal de les entendre parler de leurs souvenirs communs, de leurs prochaines sorties et moi là-dedans ? 

Je me suis exclue d’un anniversaire qui me tenait particulièrement à cœur parce qu’il y présentait sa nouvelle compagne !

Mais j’ai bien vite compris aussi que c’est surtout à moi que je faisais du mal.

Il m’appartenait donc de changer la situation.

J’ai donc renoué.

Au début, ce fut difficile.

La situation l’était d’ailleurs pour tout le monde car la bande d’amis savait… ma famille aussi… et sa compagne à qui il avait parlé de notre histoire (c’est ce que j’apprendrai plus tard).

Tout le monde savait et faisait comme si… et nous avons vécu toute l’ambiguïté des non-dits et des sous-entendus.

Mais je travaillais beaucoup sur moi et je me guérissais des blessures passées.

J’ai appris qu’il n’y a rien de pire que de taire certaines choses.

Il faut crever l’abcès et sortir le pus !

D’autant que lui comme moi avons toujours des sentiments forts même s’ils se sont modifiés au fil du temps.

Il est venu me voir un jour et nous avons beaucoup discuté « à cœur ouvert ».

C’est devenu plus léger.

La réparation est venue de sa femme.

Lors d’un anniversaire où famille et amis se retrouvaient, la conversation s’est tout naturellement axée sur le passé.

Les non-dits se sont exprimés et c’est sa femme qui a déclaré

 » – De toutes façons, il a aimé deux femmes et elles sont autour de cette table ! »

Il me l’avait dit mais j’avais du mal à le croire. On se demande pourquoi ha ha (sourire)

Ce jour-là, j’ai eu le sentiment de retrouver ENFIN ma place, une place légitime auprès de tous mes amis.

Pour ma famille, c’était déjà fait. Je leur avais dit ce que je pensais.

A la fin de l’émission, Florence parle de ce diner où, dit-elle, j’ai été « légitimée ».

En fait, tout le monde est perdant MAIS responsable !

Quelque soit le rôle que l’on joue dans une relation amoureuse, chacun a sa part de responsabilité, même celui ou celle qui se comporte en victime.

Condamner qui que ce soit pour avoir aimé revient à se condamner SOI.

Par contre, il est clair que dans le triangle amoureux, tout le monde est perdant.

Il est donc à fuir mais je ne condamnerai pas quiconque se laisse emporter par l’élan de son cœur.

Je lui conseillerai vivement de se sortir de ce piège en lui rappelant que l’amour se compose dans la JOIE.

Comme le dit Florence dans l’émission :

L’amour, c’est d’abord pour NOUS FAIRE DU BIEN

Je pense que toute relation qui commence en posant déjà un problème de fond, est vouée à l’échec.

Les moments de plaisir ou de bonheur partagés se paient à coups d’espoirs déçus, d’attente et donc de soumission à l’autre…

  • La maitresse attend la disponibilité de son amant et s’empêche de vivre sa vie.
  • La femme attend que son mari cesse de papillonner en espérant que tout restera comme « avant ».
  • Et même l’homme attend de voir, à coups de mensonges, comment il va pouvoir se libérer pour satisfaire femme et maitresse…

C’est une situation qui enferme où personne ne peut s’épanouir. C’est une illusion d’amour.

Chaque personne concernée devrait en être consciente car les dégâts causés ont une répercussion sur la vie entière.

Doit-on pour autant être condamnée ou condamné ?

Je laisse à chacun(e) sa conscience mais je sais qu’il est plus facile de juger autrui que de se remettre en question.

Ce qui est certain, c’est que celui ou celle qui s’est blessé dans une relation amoureuse doit en faire le deuil pour s’ouvrir à nouveau à l’amour.

L’amour doit se baser sur une relation équitable

Dans l’amour, chacun doit exister et personne ne doit « s’oublier » au bénéfice de l’autre.

L’amour, je le pense sincèrement, doit être simple et libre dès la rencontre.

Chacun doit y trouver du bonheur, de la joie et le plaisir de se découvrir tout en restant soi-même !

Il est fait pour s’accompagner et se fortifier au fil du temps, face aux intempéries de la vie.

Le couple qui dure est celui qui fait face dans l’adversité, qui communique et se respecte.

Puisque nous sommes encore en janvier, c’est le vœu que je souhaite à chaque personne désireuse de rencontrer un partenaire.

En conclusion, ce fut une très belle expérience et un bilan positif.

N’en déplaise aux mauvaises langues, cette expérience de France2 m’a conforté dans le fait que j’ai réglé ce passé.

Je me sens en paix.

Les choses sont claires et je remercie ces hommes d’avoir donné leur accord pour témoigner.

Je suis certaine que cela peut aider beaucoup de femmes et d’hommes qui se trouvent dans une situation similaire.

Au moins, cela n’a pas et ne peut laisser indifférent (sourire)

Si vous avez envie de vous confier ou pour recevoir mes conseils dans le non-jugement et le respect, vous avez la page spéciale « courrier du cœur« …

Ou laissez vos commentaires concernant l’article ci-dessous mais je préviens que toute injure sera supprimée.

Vous avez aimé cet article ? Laissez-moi vous offrir ce podcast

Dans ce podcast, je vous livre, ce qui, à mon sens, sont les
TROIS ACTIONS ESSENTIELLES à appliquer pour réussir votre vie
Laissez-moi votre prénom, votre mail et cliquez !
Se connecter avec Facebook
 

dédicace ce blog à tous ceux qui voudront bien suivre toute son expérience au service de l’Humain et de la Vie.
Plus particulièrement à son neveu, sa nièce et leurs enfants (voir « un coach pour toi »)
C’est pour ça que, selon ses articles, elle tutoie ou vouvoie. Ne lui en tenez pas rigueur, elle écrit avec son cœur.

Étiquettes : , , , , ,

Laisser un commentaire

CommentLuv badge

  1. Article très délicat à aborder mais au combien passionnant et réaliste . L’amour ne se commande pas , alors trop facile de dire que le maitresse est la s…. et l’homme faible …. Quand aux épouses trahies , c’est dur , pour l’avoir vécu mais on s’en remet et comme dirait un proverbe tout pourri  » les poubelles se sortent toutes seules  » ! mdr ! je crois en l’amour et c’est un bateau à mener face à de violents ouragans alors soyons vrais , attentionnés , moins égoïstes et vivant la vie à fond . Bravo Chantal pour ton courage à France 2 , tu as été géniale , et n’en déplaisent à ceux qui vous insulte derrière un écran d’ordi !!! venez le dire en face mdr !!!!
    ladyka Articles récents…Le collant chair pour ou contre ? / the nude tights for a against ?My Profile

    • Chantal

      Ah j’aime bien cette idée du bateau à mener face aux ouragans ! Merci Caro de ton retour et toi et moi savons combien chacun peut souffrir pour aimer. Mais le côté positif, c’est aussi tous les bons moments partagés, les rires, la complicité… et cette force qui fait que le bateau, après les tempêtes, se retrouve au calme et ensoleillé !!! Moments dont on ne profite certainement pas assez. Il faut les savourer un max lorsqu’ils sont là. Belle année 2018 !

  2. Chaudet

    Magnifique Chantal ! Très beau témoignage ! Bravo bravo d’avoir pu faire cette émission. Il y a tant à dire en effet sur ce sujet. D’énormes bisous d’amour car tu le mérites bien

    • Chantal

      Hé ! quelle belle surprise que de te lire Geneviève ! Merci pour ce retour qui me fait chaud au cœur. Toi aussi, tu connais bien les tempêtes ! ha ha ha – je te souhaite d’oser faire tout ce qui te permettra de vivre 2018 le mieux possible ! Bisou

Confidences pour Confidences

Confidences pour Confidences

Votre espace "courrier du cœur"

SIMPLE ET TELLEMENT EFFICACE !

Qodao-abri-emotions-5-leviers-pour-reussir-sa-vie-ambition-et-reussite

Un système révolutionnaire à la portée de tous !
Inscription gratuite pour les CINQ LEVIERS à mettre en place pour répondre à n'importe quelle question.

Manquez-vous de Confiance ?

couverture-book-confiance-en-soi-ambition-et-reussite

OUI ?

Je vous offre ce mini-guide
créé par plusieurs blogueurs :
De quoi puiser de bons conseils
pour développer votre confiance

MON BONUS

Posez-moi la question pour laquelle
vous aimeriez avoir des solutions
Je vous promets d'en écrire un article
et de vous donner plusieurs pistes
à explorer !

Kindle sur l’Argent

couverture-argent-fleau-cadeau-ambition-et-reussite-tout-sur-l-argent

Une bande d'amis blogueurs lève le voile sur cette grande question...

Bulletin MétéoAstro

bulletin-annuel-2017-meteo-astro-danielle-clermont-ambition-et-reussite

Je lis très régulièrement les bulletins de Danielle Clermont qui sont "inspirés" et viennent du cœur... des astres
Suivez Danielle Clermont, astrologue intuitive et voyez ce que les astres nous réservent...

VOILA ! Danielle l'avait annoncé et vous avez la primeur de sont bulletin météo-astro pour toute l'année 2017 !

Pour vous le procurer, rien de plus simple : cliquez sur la photo et laissez-vous guider. Pour info, je ne reçois aucune commission sur ces ventes.

BELLE DECOUVERTE

Recherche par catégories

« SPECIAL M L M »

UNE PORTE D’ACCÈS A DE NOMBREUSES OPPORTUNITÉS pour les particuliers comme pour les professionnels... Si vous n'avez pas lu mon article sur le sujet, vous pouvez toujours accéder à mes CONSEILS ;-)

Quel est votre cas ?

Quel est votre cas ?
Suivez-moi sur Hellocoton
Retrouvez Taty Chantal sur Hellocoton

Merci de votre visite

fermer la fenetre

AMOUR - ARGENT - ATTITUDE

Qucouverture-book-amour-argent-attitude-ambition-et-reussiteel est le lien entre ces trois l' A ?

Réponse dans ce book que je
T'OFFRE AVEC PLAISIR

Pour le télécharger, il suffit de t'inscrire.
En plus, tu bénéficies de la newsletter et des avantages du club