Et Bien Chantez Maintenant !


Cette année, les cigales de notre belle Provence ont entamé leur hymne à l’amour dès le début du mois de juin.

Et d’entendre leur chant strident, rythmé, envoutant voir hypnotique me met le coeur en Joie, me rappelle mon article sur “Les Cinq Actions à faire pour Re accueillir la Joie” où je commence justement par une chanson.

                                                            crédit photo http://basel.scharyyse.free.fr/cigale/lechant.htm

Chanter fait partie de ce qui peut nous ouvrir à la Joie. Que la chanson soit triste ou gaie, elle nous sert à exprimer une partie de nous.

Suivant notre humeur, nous allons écouter certaines chansons plus que d’autres.

Suivant notre besoin, nous écouterons des musiques pour nous relaxer, nous calmer ou, à l’inverse, nous donner de l’énergie.

Nous allons danser sur des rythmes plus ou moins endiablées et “vider” toutes les émotions que nous portons en nous.

Les rituels s’accompagnent toujours de chants, de mantras ou de musique…

Les chants de Noël fêtent cette période et quoi de plus beau que d’apprendre “Petit Papa Noël” à nos jeunes enfants ?

Quel plaisir, lors des réunions de famille ou d’amis, de partager des refrains bien connus ou d’entendre un grand-père, une tante, un frère, une sœur chanter…

Avez-vous connu ce bonheur de relier une chanson à Untel de votre famille qui la chante tout le temps ? Ce sont des souvenirs inaliénables !

Cette chanson-là devient une partie intégrante de la personnalité de cette personne.

Et sur scène, “incarner” une chanson qui vous tient à cœur…

C’est magique !

En écoutant les cigales ce matin, je pense à la Joie et à l’Amour.

C’est le mâle qui appelle une femelle. C’est l’été. Le soleil tape fort. Tout est invitation à l’Amour.

crédit photo http://basel.scharyyse.free.fr/cigale/lechant.htm

Il chantera jusqu’à en mourir tandis que la femelle pondra ses œufs.

Les futures cigales mèneront alors une vie souterraine entre trois et six années ! Jusqu’à 17 pour certaines espèces.

 

Comment notre ami Jean De La Fontaine a-t-il pu présenter dans sa fable la cigale comme étant une écervelée qui ne penserait qu’à chanter, se trouvant fort démunie à la bise venue ?

La vie souterraine de notre amie est très active et solitaire. Pour accomplir le miracle de sa transformation vers la lumière, elle devra se nourrir de la sève des racines, creuser des galeries, desceller des pierres, contourner ou réduire en poussière tout ce qui se trouve devant elle en faisant attention à ne pas s’ensevelir elle-même ! Elle devra donc consolider son édifice et elle le fera grâce à son urine ! Oui, vous avez bien lu : grâce à son urine, elle “cimentera” les parois de sa galerie.

Et petit à petit, au cours de ses longues années, elle cheminera vers la lumière, vers la chaleur extérieure…

Elle devra alors encore s’accoucher d’elle-même et ce, pendant deux à trois heures pour réaliser son “imago” et durcir ses ailes ! Elle sera la cigale prête à féconder ou à être fécondée et le cycle recommencera…

 

Est-ce que cela ne ressemble pas à nos vies de labeur, de compréhension de nous-mêmes pour aller vers QUI nous sommes vraiment, dans notre plus belle expression ? Ne recommençons-nous pas des cycles jusqu’à ce que nous soyons “accomplis” ? Combien de temps traversons-nous nos zones d’ombre par rapport à nos zones de lumière ?

 

Moi j’aime bien la cigale !

 

Le corps du mâle peut se comparer à une guitare : son ventre est vide et sert de caisson de résonnance. De chaque côté de ses ailes se trouvent les cymbales et le “réglage” de la puissance sonore se fait par les “étouffoirs” situés vers l’arrière des pattes.

 

De mi-juin à fin septembre pour faire sa cour, il va chanter tout l’été et attirer toutes les belles qui voudront bien s’approcher de lui et s’accoupler.

C’est la femelle qui viendra en douceur à l’appel de la sérénade vers l’élu et leur accouplement durera de dix minutes à une demie-heure.

 

Si vous voulez tout savoir sur les cigales, j’ai trouvé un site magnifiquement documenté sur ce sujet passionnant. Les photos y sont très très belles et tout le processus de vie parfaitement expliqué.

 

Je reviens maintenant au plaisir, que dis-je, au bonheur, à la Joie de chanter !

Le mois de juin qui marque le début de l’été est souvent le théâtre de moult manifestations comme les mariages, les communions, les baptêmes, les spectacles de fin d’année de différentes écoles et chorales…

 

Et je participe à un spectacle “Cabaret” car l’une de mes passions est celle de… chanter.

Lorsque j’étais plus jeune, je chantais naturellement. Ma famille me disait que je chantais bien, que j’avais une belle voix et c’était bien volontiers que je poussais la chansonnette lors des fêtes familiales.

Je chantais tout le temps, même au travail. Mon directeur de l’époque me nommait le pinson du bureau.

Puis vint le jour du mariage de mon frère où je fus incapable de chanter. Je vivais quelque chose de très difficile dans ma vie et émotionnellement très fragilisée, j’avais à peine commencer ma chanson (chanson d’amour bien sûr qui me tenait aux tripes…) que ce fut le “couac” ! La seule chose que je me rappelle sont les réflexions de ceux que j’aimais :

– mais que se passe-t-il ? Elle qui chante si bien

– Oh la la c’est dommage, que lui arrive-t-il ?

– Elle qui a une si belle voix…

Je me suis rassise, honteuse, confuse, au bord des larmes attendant de celui qui était responsable de tout cet état un geste d’amour qui ne vint jamais…

Au sens propre comme au sens figuré : j’avais le sifflet de coupé !

Il me faudra deux bonnes années où je ne chantonnais même plus dans mon bain et au bureau… plus de pinson… pour oser à nouveau chanter mais en privé, pour moi, pour mon plaisir, pour mon âme.

Puis encore quelques années pour retrouver ma voix lors d’un séminaire où il fallait improviser sur des sons. J’ai pu alors me guérir de ce traumatisme-là et encore quelques années pour explorer toutes les capacités de ma voix.

Je dois cela à Suzy Delacour, chef de chœur de la chorale où je chante depuis 2009 “Si ça Vous Chante” et aux cours particuliers que je prends dans son école “l’Atelier du Chanteur” –

 

Depuis l’année dernière, j’ai intégré le groupe qui produit son spectacle “Cabaret” et ce fut une expérience incroyable !

 

Monter sur scène provoque une poussée impressionnante d’adrénaline, le trac vous paralyse presque, la peur d’oublier ses paroles ou de ne plus être dans le rythme est omniprésente. Lorsqu’on rajoute à tout cela un scénario… ça se complique encore un peu plus… MAIS QUEL PIED !

Quelle Joie, quel Bonheur de partager.

Quel défi à relever et quelle fierté de le réaliser !

 

Et cette année, c’était encore plus fort ! Je me suis livrée toute entière sur scène. Je ne sais pas trop ce qui s’est passé. C’est comme si j’avais fait sauter un bouchon. Je me suis mise à nue.

Je ne peux même pas vous décrire dans quel état mes amis du groupe me retrouvaient en coulisses après mon passage sur scène. C’est comme si j’étais en transe, tétanisée, tremblante de partout, les jambes se dérobant MAIS HEUREUSE, SI HEUREUSE que j’ai envie de vous le partager et d’OSER mettre au moins deux de mes prestations sur mon blog… un film va être produit qui sera sur le site de l’Atelier du Chanteur que vous pourrez visualiser et voir ainsi la qualité de notre production à tous. Oui, nous avons de quoi être fiers et grand merci à notre Suzy qui sait nous emmener toujours plus haut !

 

Oh les amis, soyez indulgents c’est un spectacle d’amateurs mais fait de tout notre cœur, Joie et rires partagés comme une bande de super bons copains que nous sommes !

 

Voici “Je Suis Malade”, un monument cette chanson que je n’aurai jamais osé espérer chanter un jour même si elle “faisait” partie de mes rêves :

Et “Ma Gueule” de Johnny Hallyday. Vous y entendrez “un faux départ” que j’ai volontairement laissé car ce fut, pour moi, une victoire sur le trac.

L’an passé, j’ai loupé le départ d’une chanson et cela m’a complètement déstabilisée au point de quitter la scène tellement je me sentais honteuse (une résonnance avec ma honte d’antan) et en colère après moi ! Heureusement, grâce à l’appui de mes camarades et du public, je suis revenue et j’ai pu chanter, seulement je n’étais pas très contente de moi.

Mais cette année, je ne me suis pas démontée et je suis fière de cela. Pour moi, c’est une revanche sur le passé. Plus possible de laisser mes émotions trop fortes me “couper le sifflet” !!

 

Je me sentirais honorée si vous décidiez de partager ce dont vous avez été le plus fier, la plus fière, dans ces derniers mois de votre vie :

Quelle victoire avez-vous remportée sur vous-même ? Quel défi avez-vous relevé ?

Partagez-le dans les commentaires ci-dessous et Osez vous remercier et vous congratuler pour avoir réussi même si vous avez eu, comme moi, “un faux départ”

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