Faire Une Alliance entre Solitude et Fêtes


Depuis quelques semaines, tout nous prépare aux fêtes de fin d’année : les films de la télévision diffusent tous « les miracles » que le Père Noël réalise, toutes les vitrines scintillent de mille et une paillettes, les rues s’illuminent dans la nuit et brillent de tous leurs jeux de lumières, et malgré « la crise » et les mauvaises nouvelles, les gens se précipitent dans les magasins à la recherche de présents…

SAUF qu’au milieu de cette trêve qui invite à l’ouverture du cœur, au plaisir de regrouper la famille autour de jolies tables festives… et du bonheur extraordinaire de voir pétiller les yeux des enfants, vous faites partie de ces personnes seules.

Je ne parle pas ici de solitude choisie comme nous sommes plusieurs à vous en avoir parlé lors de cette trilogie sur « La Solitude, Ennemie ou Amie » dont voici le dernier volet.

Je parle de ceux qui, déjà, avec l’arrivée de l’hiver, tendent à déprimer. Cette déprime est accentuée avec tout ce battage fait autour des fêtes de fin d’année. Il est certain qu’au fil des ans, cette fête de Noël qui célébrait avant tout la naissance de l’enfant Jésus s’est transformée, il faut bien le dire, en fête plutôt commerciale et festive… mais je pense que dans nos mémoires ancestrales demeure cet appel quasi viscéral de retrouver les joies d’ « être en famille » liées à cette nativité où tout semble possible pour un monde de paix et de sérénité. Un appel à la douceur et à la chaleur.

Et que dire quand le 31 décembre et sa fameuse nuit de la St Sylvestre sonne les douze coups de minuit et fête l’an nouveau ? La personne déprimée se sent encore plus isolée, seule et renfermée dans sa souffrance. Elle a l’impression que tous sont partis festoyé entre amis, en famille et qu’elle est oubliée de tous.

Un tableau bien sombre que je vous dresse là ? Non, la réalité de ce que vivent beaucoup plus de personnes que nous le pensons ou que nous préférons ignorer. Souvent, le désespoir dérange. Parfois, parce que bêtement, nous ne savons pas quoi faire. D’autres parce que, pris dans le tourbillon de nos vies et des fêtes, nous n’avons pas pensé à celui-là ou celle-là que nous pourrions connaître et qui seraient seuls… et malheureusement pour certains, fermer les yeux sur la solitude des autres s’avère être plus confortable.

Alors, déjà, à notre niveau, nous pourrions faire un geste comme inviter une personne seule à partager notre table. Il est facile de simplement l’appeler pour lui dire que nous l’aimons, que nous pensons à elle. Bien que cela semble peu face à tout ce qu’il nous est possible de faire, c’est déjà la reconnaître dans son existence.

Encore faut-il savoir qui est dans le désespoir !

Oui, pas aussi simple que cela parce que cette personne s’enferme, se désocialise et si elle n’a pas de proches pour s’inquiéter de son silence, pour la sortir de son isolement… comment deviner ce qui se cache derrière une porte ou une autre ?

C’est toujours pareil : la personne elle-même doit sortir de son mutisme, de son renfermement.

Pour cela, elle doit exprimer sa souffrance. Elle doit aller vers les autres. Oui, je sais plus facile à dire qu’à faire ! Mais c’est un passage obligé.

Dans la vie, il faut parfois se donner un « coup de pied au cul », se secouer et sortir de sa coquille. Si nous la connaissons, nous pouvons aller vers elle mais c’est à elle d’aller vers les autres et à partir de là, d’ouvrir le champ des possibles pour passer au mieux ces fêtes de fin d’année.

Dans ce temps de Noël, madame Nostalgie pointe le bout de son nez. Le Père Noël, les lumières, les cadeaux, le sapin décoré, un repas plus gourmand qu’à l’habitude, la messe de minuit etc. fleurent bon les souvenirs de l’enfance et plutôt que de les ressasser du fin fond de sa solitude, il faut les faire revivre…

Alors, chez soi, décorer un sapin de Noël et y mettre un ou plusieurs cadeaux à son pied. Se préparer une jolie table avec des mets qui sortent de l’ordinaire, tout droit sortis du traiteur ou cuisinés avec amour si on adore faire la cuisine.

Plus modestement, aller chercher d’autres personnes seules pour partager tout ça ou faire « l’auberge espagnole » où chacun apportera un plat et un cadeau…

Peut être décider tout simplement que « les histoires de famille » sont à mettre de côté et faire le premier pas plutôt que nourrir sa rancœur.

Si la solitude vous fait souffrir, tordez-lui le cou, rompez la et sortez !

Au premier de l’an, c’est plutôt monsieur Désespoir qui tord le cœur à la personne seule. C’est là où l’envie d’embrasser quelqu’un sous le gui serait tellement bon à vivre. Aller au restaurant et danser dans les bras de son homme toute la nuit devient un fantasme… douloureux.

Mais pourquoi, sous prétexte d’être seul(e), devriez-vous rester enfermé(e) à vous morfondre ou à pleurer devant la télé où vous regardez les autres s’amuser ?

NON ! dites non et sortez !

Vous offrir un bon restaurant… rejoindre des célibataires pour faire un réveillon où vous pourrez danser et qui sait ? Rencontrer quelqu’un.

Comme pour Noël, inviter d’autres personnes seules et faire la fête : une bonne occasion de créer des liens d’amitié pour faire d’autres projets de sorties tout au long de l’année.

Interdisez-vous de laisser la solitude vous envahir et même si c’est pour travailler ces soirs de fête, aider bénévolement dans des associations, visiter des personnes malades ou tenir compagnie à des personnes âgées… vous verrez que vous saurez en faire une ALLIÉE.

Si la solitude vous emprisonne, rompez ses chaînes et mettez-vous en lumière !

Voir d’autres solitudes permet de prendre le recul nécessaire pour trouver que, finalement, vous avez encore bien des richesses à partager !

Lorsque vous laissez la solitude vous envahir, vous ne voyez plus qu’elle, vous devenez concentrer sur tout ce qui vous fait souffrir… Tourner votre regard vers l’extérieur est un bon dérivatif.

Unir d’autres souffrances, non pas pour en parler et se désespérer, mais pour partager de bons moments qui peuvent être très simples à vivre permet à chacun d’y puiser la force d’espérer un lendemain meilleur.

Vraiment pas possible d’aller vers les autres ?

Alors, sortez quand même de chez vous : offrez-vous un voyage et pourquoi pas, une retraite ?

Transformer votre enfermement en réflexion profonde sur vos priorités mais dans un endroit où sérénité, paix et douceur seront vos confidentes comme passer quelques jours dans un couvent… ou tout autre lieu inspirant. Vous ne serez pas seul(e) mais les personnes officiant dans ce genre d’endroit sauront être à votre écoute si besoin tout en respectant votre recueillement. L’atmosphère d’un tel endroit vous enveloppera de sa bienfaisance et calmera vos tourments.

Quoique vous décidiez,

C’est en allant vers les autres, avec l’envie de faire plaisir, en voulant aider l’autre que vous sortirez de votre solitude.

En aidant l’autre, vous vous aidez.

En aimant l’autre, vous vous aimez.

Passez de belles fêtes de fin d’année, transformez votre solitude en sollicitude !

Allez, dites-moi dans les commentaires ci-dessous ce que vous allez faire pour vous gâter, relativiser et tourner votre regard vers l’extérieur à Noël comme au premier de l’An 

Vous pouvez aussi lire les articles de mes amis blogueurs qui m’ont accompagnée dans ce troisième volet sur le thème de la solitude :

MERCI à

Eliane http://monbloganti-cancer.com/la-solitude-pendant-les-fetes/

Hélène http://www.reussitepossible.com/la-solitude-et-les-fetes-enfer-ou-bonheur-miroir-trompeur/

Sandie http://www.zen-sans-mediter.com/12-choses-a-faire-lorsquon-est-seul-a-noel

Nicolas http://retraiteheureuse.com/comment-eviter-la-solitude-pendant-les-fetes/

Je vous envoie plein de lumière pour cette fin d’année et un joyeux Donnez-vous PAIX et DOUCEUR

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