FEMME-MEDECINE

Bonjour à vous qui passez sur cette page. Soyez-en remerciés et bénis.

Si vous ne l’avez pas lu et pour comprendre tout ce qui va suivre, il me semble important de commencer par mon article « Je me suis Empoisonnée » car cette page en est la conséquence.

Comme je m’y suis engagée, je vous parle de la Femme-Médecine que je suis et qu’il m’a fallu accepter.

En fait, tout cela remonte à ma jeune enfance où « j’imitais » mon grand-père paternel. Il était « rebouteux » et je voyais les gens arrivés à la ferme « mal en point » et repartir tout « guillerets ».

Le rebouteux des campagnes remettait « les os bout à bout », savait remettre les nerfs en place, réparer une foulure etc. et j’ai vu aussi des miracles comme la jambe pleine d’eczémas et toute maigrichonne d’un monsieur redevenir « normale et saine » après une semaine de soins.

J’étais fascinée par tout le bien que mon grand-père donnait, le signe de croix après chaque soin et je « m’amusais » à faire comme lui dans la cour de récréation dès que je voyais un « bobo » sur l’une de mes petites camarades. Ce qui était assez incroyable pour moi, c’est… que çà marchait !

Et puis, je ressentais plein de choses à l’approche de certaines personnes. Je voyais des images. Je leur disais des phrases que je ne comprenais pas toujours mais qui m’ont valu très tôt la réputation d’être « une sorcière », ce dont je me défendais ardemment.

Il me faudra des années pour comprendre pourquoi j’avais une telle résistance…

Plus je grandissais, plus je ressentais aussi les lieux, l’intérieur des maisons, les présences… Vers mes quatorze ans, je demandais à mon grand-père de me « passer son don ». Je l’avais entendu dire qu’il voulait le « passer » à un cousin éloigné et je ne trouvais pas cela normal.

Ne me demandez pas pourquoi. Je n’en sais rien. Ce n’était pas normal. C’est tout.

Mon grand-père refusa tout net en me disant « que j’avais le sang trop chaud pour lui ». Je n’ai rien compris et je me suis sentie rejetée. Je lui en ai voulu pendant très longtemps.

Les années passèrent et je développais cette faculté à dire des choses aux gens qui s’avéraient avoir valeur de messages pour eux. Je me passionnais pour la métaphysique, la physique quantique en me disant que tout cela était en fait très simple et je ne mettais aucun doute sur l’existence d’un monde abstrait où les formes énergétiques d’anciens corps « voyageaient ». 

Puis, je commençais à faire naturellement des « cérémonies » (c’est un bien grand mot car tout cela est vraiment simple lorsqu’on se laisse guider) suivant ce que je ressentais être juste pour l’entité. J’étais toujours très étonnée de voir que… ça fonctionnait.

L’endroit visité retrouvait la paix. Associée à mes « visions », les gens retrouvaient la trace (ou preuve) de ce que je leur disais. Je commençais à avoir une certaine réputation mais tout cela échappait à ma compréhension bien cartésienne et j’avais la trouille. Oui, je peux le dire ainsi.

Lorsqu’on m’appelait la sorcière, il y avait en moi un espèce de cri de douleur qui me faisait peur. Je pressentais que j’en avais été une et que j’en avais souffert.

Certains films que je regardais m’éveillaient… presque des envies de meurtres… et j’avais peur de ce qui se cachait là, au fond de moi. « Les Sorcières de Salem » est encore un film bien dure à regarder pour moi. Tous les films sur les amérindiens opprimés, enfermés, anéantis restent douloureux à mon cœur et je suis encore révoltée aujourd’hui de voir que Léonard Peltier est toujours derrière des barreaux. Pourtant, le président actuel OBama porte dans sa mémoire tous les sévices que son peuple a subi également… Qui, mieux que lui, pourrait enfin permettre à Léonard Peltier de finir ses jours au sein de sa famille ?

Je ne voulais pas qu’on m’appelle la sorcière et en même temps, je le revendiquais silencieusement par tout ce que j’accomplissais. Drôle de paradoxe qui me mettait souvent mal à l’aise mais le bon côté était que les gens repartaient apaisés et satisfaits [Je n’emploie pas volontairement le mot « guéris » car pour moi, seule la personne peut se guérir, moi je l’accompagne sur ce chemin qu’elle choisit de prendre].

Je me mettais en opposition à ceux qui se targuaient d’avoir « un don » parce que, pour moi, nous avons tous ce don d’être en lien avec le monde abstrait : c’est comme faire du pain, nous avons tous la capacité à le faire mais nous ne sommes pas tous appelés à être boulanger. Alors s’enorgueillir d’avoir un don, ce n’est pas juste. En tous cas, c’est ce que je ressens depuis toujours.

Magnétiseuse, je l’étais, je le suis. Sorcière, je l’étais mais ne l’admettais pas parce que je sentais qu’il y avait quelque chose derrière ce mot de terrible qui n’étais pas guéri.

Puis il y eu cette semaine très particulière où j’ai vécu quelque chose de si fort que je me suis dit « qu’on allait m’enfermer comme folle » tellement j’étais dépassée par les événements :

Une amie venait de déménager dans un village et elle m’appelait car, bien qu’ayant eu géobiologue, conseils Feng Shui etc. pour construire au mieux sa maison en respectant bien toutes les règles écologiques, elle n’arrivait pas à dormir dans sa chambre.

La vie étant bien faite, je m’y suis rendue en compagnie d’un ami pour qu’il puisse m’aider « au cas où… » je ne savais pas du tout ce qui allait se passer mais voilà, j’avais ressenti fortement que je pourrai avoir besoin de quelqu’un pour m’épauler. Dès que j’eu franchi le seuil de la chambre, j’ai eu l’impression de me liquéfier sur place comme si je me vidais de mon sang, de toute substance énergétique. Je montais au grenier et rencontrais l’entité. Une fois ma « cérémonie » faite, j’éprouvais le besoin impératif de me rendre à la croisée des chemins, à deux pas de la maison et là, je rencontrais (en vision) un moine avec une corde au cou qui essayait de me parler. Plus j’avançais dans les rues du village, plus je me sentais mal au point que mon ami m’épaula pour que je ne tombe pas. Je me suis affalée contre un arbre et là, j’ai vu des moines attirer en bas de la falaise des bateaux pour les faire échouer et les piller. « Nettoyer » une maison, un endroit, ça va, mais « nettoyer » un village c’est… je ne peux pas vous le décrire. Toujours est-il que trois semaines plus tard, mon amie me rappela pour me confirmer que dans les archives elle avait bien retrouver la trace d’un ancien monastère et qu’il était mentionné que beaucoup de bateaux avaient échoué dans cette zone. Cela me dépassait totalement.

J’avais peur de cette force qui agissait par moi.

Dans la semaine qui suivit cet événement, lors d’un séminaire, une personne vient vers moi et me tendis une lettre fermée en me demandant d’aider son ami. Il était dépressif et elle avait peur qu’il puisse attenter à ses jours.

Je pris la lettre et aussitôt, je me suis sentie étouffée sous l’eau… Je me noyais (dans mes visions), je n’arrivais plus à respirer et je « voyais » nettement « mes » parents mourir. Lorsque je suis « revenue » dans la réalité de l’instant, cette personne me dit qu’effectivement, son ami avait fui sur les boats-peoples avec ses parents et qu’il avait échappé de justesse à la mort alors que le bateau s’était retourné.

Trop, c’était trop. La charge émotionnelle de ce que je vivais pendant ces événements me semblait trop puissante et tout cela allait trop loin. C’est à ce moment-là que je décidais de tout arrêter. Je ne répondrai plus à des demandes d’aide de ce genre.

Seulement voilà, j’ai appris à mes dépens que si là, est votre vocation ou « votre mission de vie », l’énergie que je ne donnais plus librement pouvait se « retourner » contre moi : mes mains me brûlaient et je les passais souvent sous un jet d’eau froide. Je me sentais fatiguée…

Et comme la vie est bien faite ! C’est à cette période qu’elle m’a fait rencontrer Gérardo Pizarro. Un petit bonhomme qui se tape la cuisse en éclatant de rire, une boule d’amour. Gérardo est un Chaman d’origine péruvienne et comme tous les « vrais » grands de ce monde, il passe complètement inaperçu dans une foule…

Je vous dis cela parce qu’il m’a été donné de rencontrer d’autres « guérisseurs », aux « 36 000 grigris autour du cou » (qu’il me pardonne celui auquel je pense, il n’en avait peut être que 6/7 qu’ils changeaient à chaque chorégraphie… de son show), criants haut et fort leurs dons et leurs… pouvoirs. C’est là où les personnes se laissent happer par l’apparence et s’engouffrent sous la houppette d’un gourou ou d’un charlatan)

[j’emploie ici le mot gourou tel qu’il est perçu dans notre vision occidentale] – Peut être que cela fera l’objet d’un débat ou d’un article…

Mais revenons à mon ami Gérardo. Dès que je l’ai vu, il a pointé le doigt vers moi et m’a dit « tu es une Chamane ». J’ai refusé. Comment pouvais-je être une Chamane ? Je n’étais qu’une simple française (je l’entends rire en écrivant ceci…) et je n’avais pas été « initiée » à certains rituels.

Définition du mot « Chaman » selon Gérardo : un prêtre, un guérisseur, un maître, un guide. C’est un pont entre le monde visible et invisible.

Lorsqu’il nous racontait sa vie, il était clair que je n’avais pas fait le micron de ce qu’il a vécu comme initiation et encore, je suis certaine qu’il ne nous a pas tout dit.

Là où j’ai commencé à cesser de dire non, c’est quand il m’a dit (sans me connaitre) que j’avais pris une mauvaise décision et qu’il m’apprendrait à me protéger mais que ce qui s’était passé au village et avec la lettre m’avait été présenté car j’étais en capacité de faire ce qu’il fallait !

Quoi ? Mais comment savait-il tout cela ? J’étais ébahie !

Et bien loin de tout ce qu’il pourrait m’enseigner pendant les deux ans où j’ai appris de lui.

Encore plus ébahie le jour où il m’a dit que je ne devais pas en vouloir à mon grand-père car « avoir le sang trop chaud pour lui » était sa façon de me dire que j’étais plus forte que lui. Pas plus forte dans le sens d’une relation de pouvoir… mais que j’avais plus à faire que rebouteux, que j’étais là aussi comme médecin de l’âme et qu’il ne pouvait me l’enseigner car j’avais tout en moi. Et oui, j’avais bien été une sorcière dans une autre vie et que les rêves m’apporteraient des réponses.

Une petite parenthèse pour vous dire comment agit Gérardo : il dit que quand il voit une personne, c’est comme s’il avait un poste de télé devant lui, il tourne un bouton et il voit la vie d’avant et d’après… pour la sorcière, je voulais en savoir plus et je lui posais tout un tas de questions qu’il écouta bien sagement pour m’asséner sa seule réponse « tu te poses trop de questions » ! Et voilà comment je suis restée sur ma faim pour ce chapitre.

Je continuais ma route, créais mon école de vie où effectivement les rituels s’enchaînaient selon les besoins des stagiaires. J’ai même travaillé dans un centre de balnéothérapie, institut de beauté où les gens recevaient des messages pendant les massages que je prodiguais… C’est après l’épisode Gérardo que je fis un rêve éveillé où je voyais gitans et indiens réunis.

Depuis quelques temps, je rêvais de celui que j’appelle mon père spirituel sans trop savoir pourquoi : un vieil indien aux longues tresses blanches. Curieusement (mais faut-il encore être étonné de ce qui semble curieux ?), pendant mes conférences, certaines personnes « éclairées » me disaient avoir vu un indien juste derrière moi, sur ma droite et quand je leur demandais de me le décrire, elles parlaient toujours des tresses blanches.

Il était là, dans mon rêve où je dansais au pied d’un totem, accompagnée d’un gros chien loup « noir et couleur fauve »… parmi des frères et sœurs indiens et ces fameux gitans. Mais que pouvaient bien faire des gitans avec des indiens ?

Revenue à la réalité de l’instant présent, j’ai tout écrit pour ne rien oublier mais en fait, je n’en avais pas besoin car ce rêve m’habite encore et toujours. Il est moi, tout simplement.

C’est en déménageant et en arrivant dans le sud de la France que j’aurai la révélation concrète de ce rêve ! Je vous raconterai plus tard ce que j’appelle « ma plus belle histoire »… mais déjà je me livre à vous telle que je suis et croyez-moi, ça remue à l’intérieur de Joie, d’Enthousiasme, de Simplicité et d’Amour avec encore peut être une petite, toute petite pointe d’appréhension…

Me prendrez-vous pour une illuminée ou une simple femme qui aide les âmes à se retrouver ?

J’en étais là de mon histoire, pas encore tout à fait à l’aise avec le mot « Chamane », réveillant de plus en plus la sorcière que j’avais été… avec beaucoup d’appréhension par rapport aux hommes et leur chasse aux sorcières…, heureuse à chaque fois que j’aidais une âme à retrouver sa Joie (là, au moins, je ne me posais pas de questions, je faisais tout naturellement selon les circonstances et les gens), et habitée d’une grande force par mon rêve.

La vie étant toujours présente quand il faut, c’est là où je rencontre pour la première fois ma sœur amérindienne Rorocassous.

A cette époque, je fais des séminaires dans un lieu magique de St Malo : Le château du Colombier (transformé depuis en hôtellerie). Le « hasard » n’existant pas, c’est à la fin d’un rassemblement des peuples indiens où je n’avais pu être présente que j’arrive pour animer trois jours d’école de vie. Trois personnes du rassemblement ont eu un problème d’avion pour repartir et c’est ainsi que je me suis retrouvée assise à côté d’une « grand-mère » Atikamek Algonquine du Québec.

A la fin du repas, elle m’invite à la rejoindre à la chapelle pour chanter afin d’honorer les grand-mères. Je lui réponds que je n’étais pas là pendant le rassemblement et que je ne connaissais pas ces chants… La voilà qui me dévisage de son bon regard aimant et jovial et me dit « Viens, je t’attends ».

Et bien, j’ai chanté une bonne partie de la nuit et honorer les grand-mères sans savoir ce que je chantais ! Le chant me venait tout seul. J’avais l’impression de connaitre Rorocassous depuis toujours.

Et voilà que ça recommençait : Rorocassous me dit que tout cela était normal, que j’étais une grand-mère, une Femme-Médecine ! Bon, je n’allais pas dire non après tout ce que j’avais vécu mais j’émettais quand même le fait de ne pas avoir été initiée… ce à quoi elle me rétorqua que je l’avais été dans d’autres vies. Et puis ce terme de Femme-Médecine sonnait plus juste pour moi que Chamane et c’était plus facile de l’accepter… mais y-a-t-il une différence ?

Nous nous sommes revues quelquefois et j’ai fait une hutte de femmes qu’elle initiait où j’ai rencontré et incarné mon animal totem. Ce moment fut l’un des plus forts de ma vie… mais c’est une autre histoire.

Dans les rencontres importantes de ce cheminement fut aussi un séminaire avec Bhakti qui m’interpella au plus profond de mon être puisque la cérémonie prévue était pour la libération des sorcières, leurs souffrances passées et leurs réhabilitations !

Là aussi, je n’en dirai pas plus mais ce fut la libération de mes consœurs et surtout le début de celle que je fus dans un passé lointain : torturée, violée et emprisonnée par les hommes puis brûlée.

J’ai eu à combattre dans cette vie le feu, à retrouver ma dignité en décidant de me raser moi-même le crâne (alors que j’avais subi l’humiliation qu’on coupe ma chevelure de sorcière), à vaincre la prison et je me suis libérée du joug de l’homme pendant un travail émotionnel… autant de libération et de réparation d’une vie lointaine et pourtant tellement présente !

Lors des cercles sacrés que j’avais mis en place, je partageais tout ce parcours car nous sommes de nombreuses femmes en souffrance et il est temps pour nous de retrouver notre déité – voir les cartes 50 et 51 du Jeu de Soi – [cliques ici pour la carte 50 et cliques ici pour la carte 51]

Je suis profondément heureuse de partager tout cela avec tous ceux qui se sentiront en résonance.

 

« Zingalouve, Femme-Médecine et Sorcière des temps anciens »


 

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