Hommage à mon héritage familial


    Aujourd’hui, pas de conseils, pas de recettes, mais grâce à la proposition de Sandrino du blog “Réussir Ses Relations”, organisateur de l’édition mars 2015 du Festival “A la Croisée des Blogs”, qui nous demande une  histoire personnelle sur des relations qui nous ont marquées, j’ai très envie de remercier ce que ma famille m’a léguée.

Donc merci à Sandrino et merci à Développement personnel.org pour sa pépinière de talents, à l’origine de ce Festival !

 

Les premières images qui me viennent à l’esprit en commençant cet article sont mes grand-pères et mes grand-mères.

Mon grand-père paternel était un “homme de la terre”, plein de bon sens, bourru, parlant peu et parfois intimidant car je ne savais jamais, avec son humour pince sans rire, si, ce qu’il disait, c’était “du lard ou du cochon”. Etait-il en train de m’engueuler ou plaisantait-il ?

En plus de la ferme, il gérait aussi les affaires de la maison car ma grand-mère était d’une santé délicate. Il avait été cuisinier dans l’armée pour les officiers du Mess et la plupart du temps, c’était lui qui assumait cette tâche domestique. Je me souviens ces repas où toute la famille se réunissait avec les oncles, les tantes, les cousins… sa langue de bœuf, la dinde rôtie et son St Emilion sorti de derrière les fagots. J’ai encore l’odeur des bonnes grillades cuites à la cheminée et du boudin noir lorsqu’on tuait le cochon. Les marrons grillés qu’on faisait sauter dans une poêle à trous.

J’entends leurs chansons, les discussions autour des parties de cartes et au matin, les hommes partant à la chasse ou à la pêche.

 

Mon grand-père était “rebouteux” et sa réputation dépassait largement les frontières du département. J’ai hérité de son amour à soulager autrui et j’ai développé mon magnétisme très jeune en allant au-delà du corps physique, en lien avec l’âme. Mes expériences m’ont révélées en Femme-Médecine.

 

Ce dont je me souviens le plus de ma grand-mère, c’est d’une femme douce qui avait le sens de l’écoute et la compassion. Je pouvais lui confier mes amourettes d’adolescente. Elle tapotait un coin de son lit pour m’inviter à m’asseoir et je lui racontais mes soirées. Je lui dois ma capacité à écouter et ma patience.

 

Mon caractère “bien trempé” qui m’a permis de sortir de bien des épreuves me fait penser à ma grand-mère maternelle. C’était ce qu’on appelle “une maitresse femme”. Elle gérait sa famille et son commerce pour la partie épicerie-droguerie.

J’ai passé beaucoup de temps auprès de ma grand-mère à servir les clients. Ma carrière commerciale n’est certes pas étrangère à cette période.

       

Son mari était ferblantier et il posait aussi des éoliennes. Il commerçait aussi ces magnifiques cuisinières rosières en fonte.

L’amour de la vie, le sens de la fête sont ce qui me restent de mon grand-père maternel.

A l’image de mon autre grand-père, il aimait la chasse et la pêche et c’était encore l’époque où ces deux activités se pratiquaient dans le respect de la nature et la noblesse de la quête. Il y avait aussi la pêche aux écrevisses et les longues balades ensemble avec son chien.

 

Bien que semblant sorties parfois de deux planètes différentes, l’une de l’agriculture et l’autre du commerce, ce sont les moments où mes grand-parents se réunissaient avec mes oncles et mes tantes que leurs points communs se manifestaient :

Le plaisir de chanter, de danser…

La préparation des repas de fête suivi de la dégustation de la bonne chère et du bon vin.

Les histoires drôles de mes oncles et de mon père, et les éclats de rire qui s’ensuivaient.

 

Des moments parfaits où la vie paraissait simple.

Parfois, je suis nostalgique de ces moments là, pas dans le sens négatif, non pas du tout, je suis heureuse d’avoir connu cela. Je me dis qu’aujourd’hui, avec l’ère de la télévision, des jeux vidéos, des Smartphones, nous nous privons de ces plaisirs de partage autour du bonheur “sans prétention” mais si intense que celui d’être ensemble à s’amuser.

 

C’est vrai que ce ne fut pas toujours aussi idyllique, preuve en est mon article sur “L’argent, Fléau ou Cadeau – Moi et l’argent” et que je suis le “produit” de ces deux familles avec tous leurs beaux côtés et leurs ambivalences mais, je n’aurai pas voulu d’une autre famille.

 

A vous mes grand-parents, je suis fière de vous avoir connu et merci pour tous ces moments partagés que je porte en moi pour l’éternité.

MERCI, JE VOUS AIME. 

 

Crédit photos : mes photos de famille sauf celle de ma grand-mère paternelle qui est décédée trop jeune…

ET VOUS ? Quelles sont les relations qui vous viennent spontanément à l’esprit en lisant cet article ?

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