Quel Choix Entre Résilience ou déni ?


Face à des événements difficiles, traumatisants, la réaction première est de se recroqueviller et de garder nos émotions enfouies jusqu’à les refouler dès qu’elles pointent leur bout de nez. Pourtant, si nous avons l’impression ainsi de pouvoir continuer notre chemin, de moins souffrir sur le coup,

nous sommes fragilisés pour le reste de notre vie SAUF si, à un moment, nous acceptons de nous en libérer. Alors nous pouvons vraiment et durablement construire à nouveau…

Voilà un nouveau défi à relever (j’adore çà !) que m’envoie  et c’est Xolali du blog « Objectif-Reussir » qui s’y colle pour l’organiser. 

Je pose donc cette grande question du choix entre résilience ou déni ?

Voyons de plus près ce que veulent dire ces deux mots :

Déni d’emblée peut se traduire instantanément par le refus de… un grand non face à un évènement traumatisant. C’est d’ailleurs la première étape du deuil dont je vous parle dans mon article sur « Avez-vous fait votre Deuil ?« .

Mais pourquoi cette réaction ? C’est un geste d’auto-défense contre ce qui nous fait mal à entendre ou à vivre comme l’annonce de la mort d’un proche et c’est aussi un geste de protection contre notre incapacité à changer le cours de l’évènement traumatique. Un réflexe instinctif contre toutes les peurs que cet évènement commence à générer dès son annonce. Alors vient le choix de reléguer dès que possible au fin fond de sa mémoire cet évènement comme le fait de ne plus parler de la personne décédée. 

Seulement voilà, nier ce traumatisme, l’enterrer au fin fond de soi est le seul moyen pour qu’il ressurgisse à la moindre occasion : peu importe le temps, les années qui passent, la vie qu’on se créée… Il suffit de se retrouver un jour fasse à une personne nous parlant de la mort d’un des siens (ou plus simplement de la mort de son chien) et VLAN ! Notre gorge se serre, nos yeux s’humidifient et nous essayons d’éviter le sujet ou nous nous carapaçons un peu plus pour faire « comme si cela ne nous touchait pas plus que ça ».

Tout au long de notre existence, nous sommes attachés à cet élastique du passé qui va se durcir à chaque « rappel » que la vie mettra sur notre chemin au travers d’une conversation, d’un film, d’une lecture ou d’un rêve…

Imaginez un instant les dégâts que peut faire un élastique qui se durcit et qui vous tire sans cesse en arrière avec des à-coups aussi brefs que cinglants, histoire de vous rappeler qu’il est bien là !

Vous l’aurez compris n’est-ce-pas ? Le déni vous rend PRISONNIER de vous-même !

La RESILIENCE, mot moins connu si ce n’est en physique = énergie absorbée par un corps lors d’une déformation… puis utilisée en psychologie pour désigner la capacité d’une personne à résister à un choc traumatique et à rebondir dans sa vie. Seulement, pour que la personne puisse rebondir « sainement » et se construire, il lui faudra rencontrer les bonnes personnes. En effet, une personne en précarité pourra trouver un métier et s’y épanouir alors qu’une autre vendra de la drogue pour s’en sortir…

Cette capacité à rebondir sainement prend naissance dans notre enfance. (c’est amusant, moi qui croit aux signes de la vie, de parler de résilience et de ce mot rebondir alors que je suis en train de sortir « Rebondir, bilan de vie » dans mon programme de formations…)

Suivant notre entourage et la façon dont les évènements de la vie sont « absorbés » et expliqués à l’enfant, celui-ci aura une meilleure capacité à gérer les évènements traumatisants de sa vie. Si l’enfant n’a pas bénéficié d’une bonne éducation sur le plan émotionnel ni été guidé dans la gestion des « bobos » plus ou moins importants de ses premières années, il n’aura que la possibilité de faire appel à ses ressources intérieures. Cela sera insuffisant. La résilience se trouve en notre force physique, psychologique et aussi dans le groupe que forme la famille, le réseau social (amis, collègues) et bien sûr l’affectif (notre vie amoureuse). Tout contribue à nous donner cette force à REBONDIR !

Lorsque le traumatisme est très important, il faut se faire aider par un professionnel.

Au cours de ma carrière de psycho-thérapeute, j’étais spécialisée dans le travail émotionnel : surtout dans l’accompagnement à ce que la personne se libère de ses émotions. J’avais et j’ai toujours la réputation de mettre le doigt là où ça fait mal…

Oui, lorsqu’avec le déni, on a enterré un certain nombre de chocs sans pouvoir les exprimer, sans trouver une oreille attentive ou une aide… que des années parfois se sont écoulées, je peux vous assurer que se libérer fait aussi mal que l’élastique dont je parlais plus haut. Plus même, beaucoup plus car ce qu’on « enterre » au fin fond de Soi prend une importance insoupçonnée jusqu’à ce qu’on accepte de s’en libérer.

MAIS ce que je peux vous confirmer, c’est que le fait d’avoir pu s’exprimer, d’avoir libéré ce paquet émotionnel emprisonnant (notre poison intérieur), DONNE A LA PERSONNE UNE FORCE DECUPLEE pour se (re)construire. Elle va ainsi, du DENI se mettre en RESILIENCE « positive ».

A titre personnel, il est donc très important de se faire accompagner lorsque nous avons vécu un événement traumatisant et le plus vite possible pour ne pas laisser le poison du déni et des émotions s’étendre et amenuiser nos capacités à construire une qualité de vie souhaitée.

Lors de catastrophes naturelles ou causées par l’homme, des cellules d’aide psycho-sociales se mettent en place pour soutenir les personnes atteintes. Ce n’est pas pour rien ! La première des choses à faire pour éviter tout déni et pour entrer en résilience, c’est de mettre des MOTS sur les MAUX.

Parler est vraiment salutaire !

Parler nous permet d’exorciser nos démons, de mettre des mots sur ce qui nous tourmente, ce qui nous blesse, ce qui nous fait peur etc. mais c’est mieux de parler à QUI SAIT ECOUTER, et plus bénéfique encore à QUI SAURA VOUS AIDER A RE-CONSTRUIRE.

Pour terminer cet article, je voudrais partager avec vous une belle histoire VRAIE de résilience… l’histoire de ma fille de cœur.

                             Cette vidéo n’est pas retranscrite

               

Sans le savoir, ce « vilain petit canard » transformé en « cygne » a fait le choix de la résilience plutôt que celle du déni. Elle a donc pu rester LIBRE et se donner les moyens de construire son rêve.

Et vous, êtes-vous dans le déni ou dans la résilience ? Que vous manque-t-il pour vous libérer de vos démons ? Oser dire vos besoins, « votre tuteur résilient » est peut être tout près de vous ! Vous pouvez même avoir des réponses via les commentaires.

Merci encore à Xolali du blog Objectif Réussir pour l’organisation de cette 85ème édition de « A La Croisée des Blogs »

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