Viré Comme Un Malpropre


Chers amis lecteurs, voici un article sans conseils, mais un témoignage qui, j’en suis sûre, parlera à bon nombre de femmes qui le liront. Je parle d’Elle et de Lui pour justement que chacun puisse s’identifier aisément et pourquoi pas ? Partager dans les commentaires.

C’est après l’histoire d’une de mes clientes, qui s’ajoutait à bien d’autres et faisait même écho à ma propre vie, que je lui ai demandé si elle acceptait de simplement partager ce qui provoque parfois tant de dégâts collatéraux au point que certains « meurent d’amour »

FIN DE L’HISTOIRE !

Elle tremblait de partout, elle était furieuse non pas contre lui mais contre elle. Comment avait-elle pu se bercer à nouveau d’illusions ?

Elle avait pourtant juré que plus jamais aucun homme ne lui ferait du mal. Mais voilà, il avait su la charmer, lui laisser croire qu’elle était « différente » de ses autres femmes qu’il avait rencontrées et qui, elles, ne servaient que le sexe.

Alors, oui elle avait cru à ses mots tendres, ses « je t’aime » et ses « tu es la seule ».

Seulement, pour lui c’était simplement une façon très naturelle d’entretenir une relation agréable, de passer de bons moments ensemble. « C’était normal » !

Voilà ce qu’il disait et cela, d’après lui, ne prêtait pas à conséquence !

Mais est-ce qu’une seule fois il l’avait bien regardée ? Est-ce qu’une seule fois il avait entendu au travers de ses besoins celui d’être mieux considérée ?

LUI était heureux de vivre de bons moments avec elle. Il n’avait aucun effort à faire puisqu’il l’avait mise « en parallèle » de sa vie. C’était selon ses besoins, sa disponibilité et son envie qu’il bifurquait de son chemin pour voler quelques heures de bonheur à sa vie.

Sa vie ? Oh, après tout, elle lui convenait quoiqu’il en dise. Pas très heureux peut être mais il gérait tout ça en essayant de faire le moins de vagues possible. Il n’aimait pas les conflits alors il mettait, sans même s’en rendre compte [encore que cela reste à prouver], sa stratégie de charmeur en place.

Calmant ici et là ce qui pouvait devenir un problème. Après tout, il lui donnait du bon temps, quelques cadeaux par ci, par là. Cela devait lui suffire. Il ne voulait pas lui donner plus. Il estimait pourtant être là quand elle avait besoin et c’était vrai mais dans la mesure où cela ne venait pas contrarier sa façon de vivre.

ELLE avait enfin ré-ouvert sa porte à l’amour ! Car c’était bien de cela qu’il s’agissait pour elle.

D’ailleurs, elle n’avait pas rêvé. Il le lui avait même écrit qu’elle était « l’unique en son cœur ». Il était différent des autres qui l’avaient blessée. Elle n’était pas exigeante. Elle voulait juste faire partie de sa vie. Il lui disait qu’il serait plus libre lorsque ses affaires seraient terminées. Cela lui suffisait.

Les mois, les semaines passaient et rien ne changeait. Elle commençait à ouvrir les yeux. En fait, elle était à sa disposition.

Les bons moments passés ensemble, leur joie de faire l’amour ne se réalisaient qu’à son bon vouloir, à lui.

Elle ne trouvait pas cela juste. Elle avait aussi des besoins et il était normal qu’elle lui en fasse part. L’amour, c’est un échange entre deux êtres. Alors, elle lui a dit ce qu’elle souhaitait. Elle lui a fait comprendre qu’elle voulait faire partie de sa vie, pas être « à côté ».

Au bout de deux, trois fois, elle a bien perçu que ce genre de conversation l’ennuyait. Forcément, il ne pouvait faire plus… mais pourquoi ne pouvait-il faire plus ? C’est la question qui commençait à la tarauder. Ses affaires lui prenait beaucoup de temps. D’accord. Il avait des tas de soucis à régler. D’accord.

Mais justement ! Qu’il se libère un peu de tout ça et passe plus de temps avec elle !

Alors, le doute s’est installé. Le doute sur son amour. Le doute sur sa volonté à changer les choses et se rendre plus disponible. Elle est devenue un peu plus pressante, exigeante… pour voir…

Elle a vu ! Oh ça oui, elle a vu !

Un joli petit texto qui, ni plus ni moins, lui donnait « congé » puisque cette relation semblait lui peser…Il lui souhaitait même bonne chance pour son devenir ! Non, mais c’était une farce ? Un mauvais Vaudeville…

Estomaquée, voilà ce qu’elle était en lisant cela. Sa réponse fut cinglante à la hauteur du dégoût inspiré par tant de lâcheté.

Car, pour elle, c’était vraiment de la lâcheté. Elle s’était déjà sentie humiliée par le passé. Elle n’allait certainement pas en rester là ! Elle ne serait pas bafouée une fois de plus. Elle exigeait qu’il ait au moins le courage de venir lui dire en face que tout était terminé. Elle était décidée. Elle ne lâcherait pas ce qu’elle estimait être du respect !

C’était clair dans sa tête. Elle n’avait jamais fait de scandale mais s’il le fallait, elle irait jusqu’à aller le trouver à son bureau.

Lorsqu’on lance quelque chose à l’Univers par la pensée… les messages passent.

Il lui annonçait qu’il passerait la voir et qu’il « lui dirait »une fois sur place. Mais lui dire quoi ? Elle ne comprenait rien. D’autant qu’à la fin du message, il signait « câlins » !???

Mais elle devrait attendre quelques semaines. Quelques semaines où son moral s’effrita puis son corps somatisa… Silence radio

Elle lui en voulait mais c’est surtout après elle qu’elle en avait. Comment pouvait-elle se fourvoyer à ce point dans une relation ? Comment pouvait-elle encore attirer à elle ce genre de « mecs pas clairs » ?

Les maux d’estomac, le plexus noué lui rappelaient à quel point il était urgent qu’elle clarifie cette situation. Elle était assez impatiente, au final, que cette rencontre arrive vite.

Pour être en relation d’aide avec moi, elle savait que nous étions dans une période de « nettoyage » universel et qu’il était important de nettoyer son passé et d’être très claire par rapport à ses objectifs. Mais je sentais qu’elle aurait du mal tant que la rencontre n’aurait pas eu lieue.

C’était capital pour elle : un défi à retrouver sa dignité !

Ce vendredi-là, un 13 ! (sic ?!)

Lui arrive avec un bouquet de fleurs « parce qu’il avait bien entendu que cela faisait partie de ses souhaits » d’avoir un peu plus d’attentions de ce genre.

photo prise du « fameux » bouquet…

Est-ce que cela lui faisait plaisir ? Est-ce que le bouquet lui plaisait ? Voilà les questions qu’il lui posait devant son air dubitatif…

Que pouvait-elle bien répondre ? Oui, bien sûr que cela lui plaisait mais quelle était la signification de ce bouquet ? Un bouquet d’excuses ? Un bouquet de pardon ? Un bouquet de rupture ? Elle ne savait pas trop comment réagir. Elle se sentait complètement bloquée.

Lui ? Un câlin aurait été le bienvenu !

Elle le sentait prêt à continuer leur relation… avait-elle mal lu le texto ? Elle avait du louper un épisode ! Mais c’était terminé.

Il ne lui conterait plus fleurette et passer outre sa lâcheté.

Alors, elle a réagi.

Comment pouvait-il lui apporter ces fleurs, essayer de l’embrasser alors qu’il lui avait donné « congé » par texto ? Se rendait-il compte de sa lâcheté ? Du mal qu’il avait provoqué ? Etait-il conscient des mots qu’il lui avait dit et susciter ainsi l’espoir qu’avec elle, c’était différent ? Comment pouvait-il lui faire croire qu’elle était l’amour de sa vie mais à la condition qu’il soit le seul à garder les rênes de leur relation ? D’ailleurs, qu’elle était sa définition du mot « aimer » ? A sens unique ?

Mais l’amour, ce n’est pas ça. L’amour c’est du partage, de l’attention de part et d’autre. Ce n’est certes pas quand ça l’arrange lui… et qu’elle soit à sa disposition. Parce que tout compte fait, c’était ce qui se passait : elle était à sa disposition mais lui NON !

Il ne venait pas POUR elle, il venait parce qu’elle se trouvait sur son chemin : un petit en-cas bien sympathique en somme

Et le plus incroyable, c’est qu’il n’avait pas l’air de saisir à quel point il pouvait blesser l’autre en agissant ainsi.

Non, cela lui semblait NORMAL : ils passaient de bons moments ensemble et si la situation devenait trop pesante pour lui, et bien il lui mettait un terme. TOUT SIMPLEMENT.

A quoi ça servirait qu’elle lui redise ce qu’elle attendait de leur relation si lui n’était pas prêt à le lui donner ? Ou soyons plus juste : ne voulait pas lui donner.

Lui, il était clean ! Il ne voulait pas faire autrement. C’était à elle de savoir.

Incroyable ! Elle tombait des nues.

Pas une once de culpabilité sur sa manière d’être, pas une once de regret de l’avoir blessée, pas une once d’excuses pour avoir agi ainsi.

Non, il gérait cette histoire comme il gérait ses affaires ! Elle devient un problème ? Il élimine le problème !

Elle le regardait comme on découvre quelqu’un qu’on ne connait pas. Et cela devenait évident : il ne l’avait jamais aimée, ni de près, ni de loin !

Il confondait amour et plaisirs partagés.

Alors, froidement, elle lui demanda d’être attentif à l’avenir pour ses futures relations à être beaucoup plus clair et ne pas parler d’amour lorsqu’on ne sait même pas ce que cela implique. Qu’il ait au moins la conscience de la portée de ses mots et de ses actes et pense un peu à l’impact que cela peut avoir sur l’autre… Enfin, elle espérait qu’il se souviendrait de leur histoire pour ne pas faire souffrir d’autres femmes.

Effectivement, il reconnut être incapable de donner une définition de ce mot. « Peut-être ne savait-il pas aimé »… fut sa réponse…

Mais il lui reprochait quand même qu’elle avait l’air de nier tous les bons moments qu’ils avaient partagé et qu’il avait quand même été là pour elle.

Il n’avait rien compris !

Est-ce qu’elle lui avait dit cela ? Bien sûr que non. D’ailleurs, il n’avait qu’à relire son dernier texto où elle parlait justement de tous les moments merveilleux vécus… mais avec cette conscience aujourd’hui que c’était à SES conditions à lui seulement.

Il ne voyait pas ce qu’elle attendait de lui ! Il n’allait quand même pas redire toujours la même chose. Il n’était pas capable de lui donner autre chose (ça, au moins, c’était clair)… tout comme il devenait clair qu’il était prêt à continuer aux mêmes conditions.

En somme, le « contrat » était renouvelable !

Écœurée et en même temps curieusement soulagée, elle le VIRA COMME UN MALPROPRE.

Froidement, sans cris, sans pleurs, elle lui demanda de quitter la pièce.

Il ne bougea pas.

Elle lui redit de partir et qu’elle ne voulait plus le voir.

FIN DE L’HISTOIRE.

Lorsque je la revis, il lui restait surtout de la colère contre elle mais nous pourrions travailler là-dessus pour clore définitivement son attirance pour des hommes à problèmes… et j’avais en face de moi une femme plus sereine. Elle avait repris les rênes de sa vie : elle avait su dire ce qu’elle avait sur le cœur calmement et c’était elle qui, au final, avait écrit le mot FIN sur ce faux amour.

Elle était fière d’elle. Elle se sentait même plus forte et à la fin de notre séance, elle était bien décidée à ne plus jamais accepter de compromis quels qu’ils soient !

Elle était consciente de s’être déjà dit la même chose bien des fois… mais là, il s’était passé quelque chose de différent : elle n’avait pas subie la fin de l’histoire, elle l’avait écrite. Quelque chose s’était dénouée en elle, au plus profond.

Elle se sentirait en « convalescence » le temps de faire complètement le deuil de cette histoire et une fois guérie, elle resterait ouverte à l’Amour vrai, sans conditions.

Elle ne referait pas l’erreur, comme par le passé, de fermer son cœur : le seul moyen au final qu’il succombe… au premier charmeur qui passe… et de rencontrer des hommes égoïstes, lâches et inconséquents.

Sa vigilance serait de ne pas mettre « tous » les hommes sous ses étiquettes car il fallait bien le reconnaitre : ce sont là des traits que les femmes blessées retrouvent souvent dans le comportement de certains hommes… Mais…

Oui, elle resterait confiante à rencontrer un homme qui saurait l’aimer et la choyer LIBREMENT, un homme qui saurait apprécié d’être choyé et aimé LIBREMENT.

Maintenant, elle pouvait l’accueillir.

Combien sommes-nous à souffrir d’amour ? Combien sommes-nous à nous sentir seul(e)s face à nos sentiments ?

Cette histoire qui s’ajoute à celles de bien d’autres personnes venues me demander de l’aide sur leurs relations, leurs sentiments, faisant écho à ma vie de « patachon » et à l’origine de mon expertise en la matière (forcément, trente années d’accompagnement…), me donnent envie d’ouvrir sur mon blog la rubrique « courrier du cœur »,

qu’en pensez-vous ?

Un espace où vous pourrez m’écrire librement et anonymement. Un espace où je vous répondrai en toute objectivité, compassion et amour.

Qu’en dites-vous ? Êtes-vous favorable à cette rubrique ?

 

 

 

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